kelly knibbe ailodie

Tu sais, la communauté des fils et des filles de l’air est relativement petite et très hétéroclites : pilotes, passionnés par les airs, inspirés par le ciel et les nuages, mordu de l’Histoire aéronautique, BDphiles… Imagine alors celle composée uniquement des filles de l’air !

Il y a peu de temps, j’ai fait la connaissance de Kelly.

Elle est pilote professionnelle, sous-entendu pilote « avion » professionnel, en distinction des pilotes « loisirs ». Largage de parachutistes, remorquage de planeurs… Elle a déjà plusieurs flèches à son arc. Tu sais, voler, ce n’est pas qu’en avion. Sauter en parachute et voler en planeur nécessite aussi des pilotes avions (ou ULM pour le planeur, sauf s’il y a un treuil sur le terrain).

Peu d’hommage sont fait aux pilotes larguant des para ou remorquant, à ces nombreuses personnes des coulisses des aéroclubs et aérodromes. Comme aux nombreuses personnes (bénévoles ou non) pilier ou dévouées à la vie de leur club. Et pourtant, c’est bien dommage !

Sans remorqueur, pas de pilotes planeurs.
Sans pilote, pas de multiples rotations pour ces »fous »sautant dans le vide du haut de 4000 m…

L’interview de Kelly, c’est aussi des pistes pour des jeunes femmes souhaitant devenir pilote avion. Elle a été aidée. Comment ? Ah ah… Lis pour le savoir !

Alors, je t’invite à lire ses réponses :
– Comment voler +, mieux ou moins cher peut-elle te donner (au travers de son parcours + ses conseils) ?
– Quels tuyaux pour les jeunes filles voulant devenir pilote pro ?

Viens, je t’emmène dans les coulisses d’un aérodrome, au travers des yeux de Kelly.

Kelly a aussi une envie forte de partager un évènement qui lui tient à cœur : le salon des femmes pilotes début septembre.

Ailodie : Bonjour Kelly. Je suis enchantée de t’accueillir aujourd’hui sur “Des Ailes pour Rêver”. Dis-moi, peux-tu te présenter rapidement ?

Kelly Knibbe : Bonjour Ailodie, je suis une jeune pilote professionnelle. Je travaille en ce moment dans le remorquage de planeurs à Bordeaux et le largage de parachutistes à sur le terrain de Tarbes Laloubères (le facebook des para de Tarnes.).

En parallèle, je fais partie de l’Association Française des Femmes Pilotes (AFFP). Je m’y investis pour aider à organiser le rassemblement des Femmes de l’Air.

A. Pourquoi voles-tu ? Tu as été contaminée par le virus “aéro” par quelqu’un de ta famille ou d’une autre façon ? Parce que tous les pilotes ne sont pas « professionnels », loin de là ! Ça demande plus de qualifications/ diplômes que pour voler simplement de temps en temps, en loisir, pour son plaisir personnel.

K.K. Je vole parce que j’adore ça !

Je suis dans le milieu depuis toute petite, puisque mon père était pilote, d’abord dans l’armée puis ensuite en reconversion dans le civil.

J’ai eu l’occasion de l’accompagner plusieurs fois en vol et dans le cockpit. Et, j’ai toujours adoré.

C’est comme ça que j’ai eu un premier pas dans ce milieu.

Ensuite j’ai fait une école d’ingénieurs (l’ENSMA à Poitiers). Toujours axée aéronautique, puisque c’est ça qui me plaisait.

C’est via cette école que j’ai commencé à voler, en passant mon PPL [diplôme pour voler en avion 4 places. Il permet d’emporter des passagers, mais n’autorise pas le transport commercial rémunéré. Il est une première étape obligée vers les licences plus évoluées que sont la licence commerciale (CPL) et la licence de pilote de ligne (ATPL).].

C’est là que je me suis dis que passer mes journée derrière un PC ne m’allait pas du tout… Même si le travail d’ingénieur en lui-même est intéressant!

Je préférais être dans l’avion, donc en sortant de l’ENSMA, je suis tout de suite répartie sur le cursus pilote professionnel.

A. Attends 30 secondes, là… J’ai juste envie de parler de ton école ! T’es ingénieure aéro + pilote « avion » professionnel ? Alors, ça t’apporte quoi d’être ingénieure + pilote pro ? As-tu la licence pour faire de la mécanique aéronautique, comme les mécano entretenant les avions ou les planeurs dans les aéroclubs de France et de Navarre ?

Alors non, je n’a pas de licence pour faire de la mécanique Aéro. Le diplôme que j’ai est un diplôme d’ingénieur spécialisé structure matériaux donc plutôt destiné à de la recherche en bureaux d’études axés sur la résistance des matériaux soumis à une force spécifique ou à un choc. Prévoir la réponse que le matériaux va avoir par exemple ou sa durée de vie….

A. Ainsi, ton diplôme d’ingénieure « structure aéro » est complètement différent de la licence mécanique. Je me rends compte en échangeant avec toi que c’est vraiment vraiment différent. Pour être plus explicite devant toi, ô cher lecteur, c’est comme comparé, en fait, c’est un peu comme un architecte/ une personne entretenant sa maison tout fil du temps. L’un conçoit la maison/la machine volante, l’autre l’entretien.

Sinon, est-ce que cette double compétence te démarque des autres pilotes pro ?

Ce que ça m’apporte? Euh… Une autre vision de l’aéronautique je pense.

Concrètement en vol d’un point de vue pilotage ou prise de décision, je ne pense pas que ça change grand chose d’avoir le diplôme d’ingénieur.

Par contre, dans la préparation du vol, ça m’apporte une conscience supplémentaire de pourquoi je fais tout ça. Par exemple les conséquences d’un masse et centrage non respectés me paraissent peut être plus claire qu’à d’autre.

Sinon je pense que ça m’a surtout apporté de la facilité pendant le passage de l’ATPL théorique (équivalent du « code » pour l’avion). J’avais déjà une bonne part des connaissances ciblées sur la mécanique et l’aérodynamisme, etc. Et, plus détaillés que dans le bouquin pilote! 😉

A. Pour en revenir à nos moutons, après cette parenthèse, sur quoi voles-tu maintenant ?

K.K. Pour l’instant je ne vole que sur avion :

  • DR400 et Rallye [avion 4 places] pour le remorquage des planeur,
  • Cessna 182 pour le largage des parachutiste,
  • j’ai aussi fait du PA 28 en école pro et du PA30 en bimoteur.

Je vais profiter du remorquage pour faire un peu de planeur avec Maxime, le chef Pilote du club vélivole de Bordeaux.

J’ai aussi envie de profiter du largage, pour apprendre à sauter en parachute.

A. Comment voles-tu en ce moment ?

K.K. En plus de mes deux activités actuelles, je fais quelques convoyages d’avion ou simplement des vols perso, lorsque j’en ai l’occasion.

A. Pourquoi as-tu envie de faire du parachutisme ? C’est pas obligatoire pour toi a titre professionnel pour être commandant de bord. Qu’est-ce que ça t’apporterait ? Qu’est-ce qui t’en donne envie ?

K.K. Le parachutisme n’a effectivement rien à voir avec mon cursus professionnel, c’est simplement quelque chose qui m’a toujours attirée et c’est une superbe occasion pour le faire.

Peut-être que je suis juste folle!! 😆 j’ai toujours aimé tout ce qui est « sensation » que ce soit parc d’attraction, plongée sous marine, parapente, saut en parachute, saut en élastique… c’est des choses qui me tentent et que j’ai envie d’essayer! C’est fait pour la plus part d’ailleurs.

Le saut en parachute est quand même l’une des activités qui me tentaient le plus, la partie en chute libre est incroyable. Être dans l’air et pouvoir faire ce qu’on veut seul ou à plusieurs, c’est juste magique! Et le moment où il faut sauter de l’avion est incroyable « bon c’est partie, je saute dans le vide à 4000m d’altitude avec un put*** de bout de tissu pour me freiner après….

BANZAAAAIIII »

Le tout c’est de ne pas réfléchir juste de profiter!

A. Et, concernant le planeur ?

Le planeur par contre, même si je ne suis pas obligée d’en faire pour être Pilote pro, peut m’apporter une finesse de pilotage très intéressante.

N’ayant pas de moteur, le pilotage en planeur n’est pas “pollué” par les effets du moteur.

Chaque action sur les commandes est purement aérodynamique ce qui est très intéressant.

Ce qui m’attire dans le planeur est simplement le concept de réussi à tenir en l’air aussi longtemps et sans moteur. Il faut une bonne connaissance des éléments météorologiques pour prévoir au mieux à quel endroit on va pouvoir continuer à monter ou non.

Je trouve que c’est un challenge super intéressant.

La deuxième chose que j’aime est la pureté du pilotage qu’on a en planeur. Par exemple en avion si on n’appuie pas sur le palonnier en virage on ne le sens pas spécialement, en tout cas l’avion tourne quand même dans le bon sens car entraîné par le moteur.

En planeur si on utilise que le manche, le planeur se penche du côté du manche mais le nez de l’avion par à l’opposé! Il n’y a pas de moteur pour entraîner la machine dans le bon sens.

Ce qui m’a le plus surpris en essayant le planeur pour la première fois, c’est le fait d’avoir toujours une assiette à piquée autrement dis le nez en bas. Même lorsque l’on monte dans une pompe le nez du planeur est un peu bas. Bref même quand on monte on descend! C’est surprenant au début! Logique, puisque c’est le seule moyen de donner de la vitesse au planeur mais surprenant quand même!

Je voulais tirer sur le manche pour monter, je ne suis pas passer loin du coup de carte sur la tête [donné par l’instructeur pour signifier son mécontentement, il y a encore quelques restes de barbarie dans les aéroclubs…] je pense 😂

A. Qu’est-ce que tu aimerais faire en aéronautique ? As-tu un plan de carrière ?

K.K. Pour l’instant, je fais monter mes heures de vol, grâce au largage para et remorquage de planeurs.

A terme, je voudrais trouver un emploi de copilote ou de commandant de bord plutôt dans l’aviation d’affaire (le transport privé à la demande par exemple) ou encore le sanitaire (transport d’organes ou de personnes)…

J’aimerais vivre différentes expériences.

Celle des avions de ligne aussi ! [Transport de voyageurs via des “gros avions”, dans les aéroports]. Si j’ai assez vite une opportunité en ligne, je la saisirais ! Si je peux en profiter pour découvrir d’autres pays, au passage, ce serait génial.

A. Qu’est-ce qui t’a posé le plus de problèmes quand tu as débuté en aéronautique ?

K.K. Au début de ma formation de pilote pro…

Ce qui m’a posé le plus de problème, c’est de ne pas réussir à avoir l’ENAC (École Nationale d’aviation Civile).

Je l’ai tenté en tout trois fois, en sortant de classe préparatoire. La dernière fois, c’était en 2016 où je suis arrivée 6ème. Malheureusement, seules 4 personnes ont été prises. Ça a fait un coup au moral.

Et puis, c’est la seule formation gratuite en France, donc elle est très intéressante niveau budget…

Du coup, j’ai été obligée d’investir pas mal financièrement pour avoir mes qualifications de pilote professionnel.

Et maintenant ?

En ce moment…

Mon principal problème est de réussir à combiner les emplois de Pilotes et ma vie privée.

J’habite sur l’île d’Oléron avec mon copain qui y travaille. Et, pour commencer à me faire des heures de vol et acquérir de l’expérience, j’ai dû accepter des boulots à Bordeaux (remorquage) et à Tarbes (largage).

Je m’adapte. A terme, je voudrais ne pas faire autant de route!! Cependant, je suis mobile et nous pourrions déménager si besoin.

A. Quel statut as-tu à Bordeaux et à Tarbes ? Il y a tellement de possibilité dans le monde de l’aéronautique (bénévole, salariée, autoentrepreneur) ?

K.K. A Bordeaux je fais le remorquage en bénévolat. Pour l’instant le plus important pour moi est de faire monter mes heures, donc j’accepte le bénévolat.

Évidemment, à terme je veux pouvoir vivre de mon pilotage donc j’espère ne pas faire ça trop longtemps.

A Tarbes je suis en auto entrepreneur et rémunéré. Ce n’est pas énorme mais c’est déjà un premier boulot.

A. Depuis douze ans, j’ai accompagné près de 1200 entrepreneur, mais pas qu’en aéronautique, bien sûr ;-). Il y a des avantages et des inconvénients, comme dans tous statuts, par rapport au salariat.

Comment ça se passer l’auto entrepreneuriat pour toi ? Qu’est-ce qui te marque le plus ? La façon de trouver des contrats, des valeurs différentes du salariat (flexibilité, peu de filet de sauvetage) ou bien ça ne change quasiment rien dans ton quotidien à Tarbes ou ailleurs à si tu étais salariée et ce n’est qu’une flèche de plus à ton arc?

K.K. C’est la première fois que je travaille en tant qu’auto entrepreneur à Tarbes et c’est également mon premier emploi en tant que Pilote, je n’ai donc pas beaucoup de recul là dessus.

Pour l’instant, je ne pense pas que ça change grand chose pour moi par rapport à contrat salarié: je ne cumule pas les contrats, du moins par pour l’instant (simplement parce que je n’en ai pas trouvé d’autres, du moins pas qui soit géographiquement compatible).

Je n’utilise pas le flexibilité que pourrais me donner le statut d’auto entrepreneur, je respecte les heures et les jours que l’on m’indique et j’organise mon emploi du temps autour de ça.

C’est un choix de travailler comme ça: si je suis présente à chaque fois que nécessaire je fais plus d’heure de vol et je me fais une bonne réputation en tant qu Pilote fiable et disponible. Cela pourra me servir pour la suite et pour trouver d’autres contrats, salariés ou non.

A. Pourquoi étais-tu emballée à l’idée de faire cet interview ensemble ? Quel message important à tes yeux souhaitais-tu transmettre ?

K.K. C’est assez compliqué, je trouve, de percer dans ce domaine, surtout financièrement. Ayant été aidée par l’Association Française des Femmes Pilotes (AFFP) au travers d’une bourse je trouve ça important de transmettre les infos et les bon plans au plus grand nombre pour permettre à toutes d’avoir le plus de chance d’y arriver.

C’est pour cela que je souhaite indiquer que l’AFFP propose différentes bourses pour aider les femmes à se réaliser dans le monde de l’aéronautique.

Je souhaite également profiter de cette interview pour parler du Rassemblement des Femmes de l’Air, organisé par l’AFFP et qui a lieu les 2 et 3 septembre 2017 sur l’aérodrome de Blois Le Breuil.

Nous avons un espace de 300m² gentiment mis à dispositions par le Salon ULM qui nous accueille. Ce Rassemblement est ouvert à toute les disciplines aéronautiques, avions, ULM, planeurs, aéromodélisme… je suis même en train de voir pour un stand avec une association de femmes ingénieurs aéro.

Ce rassemblement a pour but de mettre en relation les Femmes pilotes de différentes associations aéronautique pour créer des liens entre elles. Évidemment ce n’est pas ouvert qu’aux Femmes! Mais nous essayons de les mettre à l’honneur. Durant le week-end, il y aura des expositions d’aéronefs, des associations représentées par leur stands, des expositions, des dédicaces de livres écrits par des Femmes pilotes… La restauration sur place est également prévue avec entre autre une soirée country organisée le samedi soir avec Edith Keller, la marraine du Rassemblement 2017.

Ce qui me tient à cœur dans cet événement c’est principalement d’aider les jeunes qui veulent devenir professionnel dans le milieu aéronautique. Évidemment je suis beaucoup plus axée avions puisque c’est ce que je fais, et c’est via ce cursus que j’ai connu l’association et le Rassemblement.

L’arrivée peut se faire par ciel ou par terre et toutes les informations d’arrivée et d’inscription au Rassemblement sont disponibles sur la page d’accueil du site de l’AFFP.

A. Pourquoi étais-tu emballée à l’idée de cette interview avec moi ?

K.K. Via cet interview j’espère inciter le plus grand nombre de personne à venir participer au Rassemblement des Femmes de l’air. Je pense que c’est un Rassemblement très intéressant à la fois pour les enfants et les adultes, même simplement pour découvrir le monde de « l’aéro ».

De plus, si je peux motiver certain(e)s jeunes à se lancer dans le milieu professionnel alors tant mieux. Ça ne paraît pas forcément très simple au début mais c’est passionnant. Il faut persévérer si on aime ça, ne pas hésiter à fouiller partout pour des trouver des aides et rencontrer des personnes du milieu.

A. En résumant, Kelly, au travers de cette interview, tu nous a déjà donné des pistes pour voler mieux, plus et/ou moins cher. Je les récapitule :

– Pour augmenter gratuitement tes heures de vol : faire du bénévolat en remorquant des planeurs au sein des aéroclubs vélivoles (d’ailleurs, ils en sont toujours friands, puisque les clubs planeurs fonctionnent énormément sur le bénévolat) ;

– Pour avoir des revenus (salariaux ou en tant que free-lance avec le statut auto-entrepreneur par exemple) + augmenter en même temps tes heures de vol avion pour affiner ton profil de pilote pro et ton expérience : démarcher des clubs de parachutistes, pour faire du « largage para » ;

– Profiter de la moindre occasion pour voler, pour découvrir une nouvelle pratique aéronautique, comme sauter en parachute, voler en planeur, voler à moindre coût grâce à son école/ Collège/ Lycée/ Université ou École d’Ingénieur, notamment via le BIA (Brevet d’Initiation à l’Aéronautique) ;

– Si tu es une jeune fille ou une femme voulant faire de l’avion à titre professionnel : faire des demandes de bourse auprès de l’Association Française des Femmes Pilote.

Quels autres conseils pourrais-tu donner aux lecteurs de cet interviews pour voler mieux, plus et/ou moins cher  ?

Je ne sais pas si j’ai des conseils très innovant pour répondre à cette question, ça a été mon plus gros problème et je cherche toujours des réponses!!

De mon côté, j’ai réussi à voler souvent et pour un petit peu moins cher en partant toujours à plusieurs et en partageant les frais. Que ce soit avec des amis qui découvraient l’aviation ou avec d’autres collègues pilotes pour partager le trajet, il est toujours plus agréable de partir à plusieurs! De plus, ça incite à voler plus loin, par exemple à aller passer une journée quelque part et quitter un peu le tour de piste!

Ne pas hésiter également à se faire connaître auprès de son aéroclub si l’on est disponible pour avionner les avions si nécessaires. Les emmener faire une visite par exemple peut permettre de faire quelques vols sympa. Enfin, en fonction de son expérience aéronautique, il est peut être possible de faire des baptêmes, au sein de son aéroclub.

A. Un grand merci pour ton partage Kelly. Je te souhaite bon vent pour ta carrière aéronautique. Tu es vraiment un profil atypique : ingénieure aéro + pilote professionnel. Quelle double casquette !

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Envie de contacter Kelly pour sa casquette de pilote pro ? Kelly via LinkedIn, en cliquant ici.

Maintenant dis-moi : quel est LE conseil de Kelly qui va t’être le plus utile ?
Si tu as des conseils, expériences à partager pour voler plus/mieux ou moins cher quand on est pilote : dis-nous 🙂

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