Voler. Voler. Rien que ce mot, rien qu’à l’entendre et les pensées de millions d’êtres humains se tournent directement, immédiatement et irrévocablement vers le ciel, attiré par sa grandeur.

L’esprit et les pensées partent, s’envolent, rêvent, libérés… Seul le corps reste présent sur Terre.

Dans Star Wars, il y a le côté obscur et le côté clair de la « Force ». En est-il ainsi pour ce qui vole? Pour les machines volantes? Pour les pilotes? Le vol plaisir et le vol « go to » vers les vacances? La voltige et le vol classique? Le vol libre et le vol moteur?

Là encore, dans cet article, pas de technique de vol, pas de mot technique… mais une envie folle de partager et de te faire réfléchir. Viens avec moi là haut voir les nuages. Viens, je vais te parler de ce qui me motive dans le vol. Au delà du plaisir de voler, il y a aussi…

Mes premières expériences de la « Force »

J’ai tenté quelques disciplines dans le large domaine de ce qui vole. Tant le vol libre que le vol moteur. Tant en plaine qu’en montagne.

J’ai fait un tour en parapente. C’était bien. Mais… je n’ai pas trop apprécié de me lancer dans le vide et d’avoir les jambes qui ballotent sans truc où les poser.

J’ai fait un saut en parachute. Aïe aïe aïe ! J’ai fermé les yeux et j’ai eu cette sensation de vide pure, intact, non dilué, d’être vraiment rien, juste un truc qui se fait balloter.

J’ai recommencé une seconde fois pour pleinement apprécier le saut lui-même. Et, je me suis bien accrochée à Franck, mon « porteur ». J’ai bien aimé.

J’ai fait un vol en petit avion, un « 4 places ». A l’époque, je ne savais même pas que ça existait. Je pensais qu’il n’y avait que les gros charters. C’était bien. Mais, bonjour le bruit environnant et cette forte odeur d’essence.

J’ai fait un tour en planeur. Et… Qu’est ce que j’ai accroché !

J’ai littéralement adoré.

Une fois posée, je suis aller voir directement le chef pilote et je lui ai posé, à sa grande surprise beaucoup de questions.

En partant, je lui ai lancé un « au revoir » et « au mois de novembre », pour commencer mon apprentissage du pilotage d’un planeur en bénéficiant des mois d’hiver.

Et, sans m’en rendre compte…

Ainsi, j’ai commencé en motoplaneur, en plein hiver. L’instructeur m’a expliqué.

J’ai appris. J’étais seule sur le terrain, pas de contact avec d’autres pilotes avion ou planeur qui pouvaient juger mon évolution ou la machine sur laquelle je voulais.

J’ai eu des maux de tête. Pour être sincère, même, de très nombreuses migraines. Ma famille n’est pas une familiarisée des aérodromes et ne s’est jamais intéressée à ce qui vole. Alors, j’ai dû sacrément sortir de ma zone de confort pour apprendre.

En fait, j’ai déjà du commencer par comprendre le jargon des pilotes. Ça peut faire sourire ou rire pour les habitués, mais, oui, oui, il y a bien une partie de la langue française à apprendre. L’alphabet international. Tous les noms des parties d’une machine volante, se nommant elle-même planeur, avion, ulm ou plus généralement aéronef…

D’ailleurs, à bien y repenser, ça me rappelle aussi quand j’ai appris la finance, l’entrepreuriat, le coaching et l’accompagnement individuel.

Et…

Et, chemin faisant, j’ai appris la ligne droite, les virages, à me poser sur les 6 pistes en service.

Aux beaux jours, à l’arrivée du ciel bleu et des gros nuages cotonneux, j’ai changé de machine. Un planeur « pur ». Bye bye le moteur, bonjour le silence du vol plané. En prenant un planeur biplace, j’ai découvert le remorquage derrière un avion. J’ai surtout vibrer dans les airs d »un bleu magnifique.

Allez, un exercice de prise de pompes, un essai de remorquage. Des atterrissages à la chaîne. (Ben oui, en planeur, tu ne peux pas remettre les gaz, y a pas de moteur, donc tu apprends à te poser nickel tout de suite !)

Le matin, c’était motoplaneur.

C’était bien le motoplaneur. Tu décolles au moteur. Tu le coupes en l’air si tu veux faire du planeur pur. Tu peux le redémarrer. Tu peux te poser avec ou sans moteur.

Quelques années plus tard…

L’après-midi, c’était planeur quand il y avait des ascendances.

J’ai eu mon brevet de pilote planeur, en deux ans. Durée standard.

Et, quinze ans plus tard, je vole toujours en planeur, en motoplaneur et j’apprends l’ULM.

Et j’apprécie chacune de ces disciplines aéronautiques.

A la surprise de beaucoup de pilotes, j’apprécie le moto planeur. J’y reviens tout de suite. Promis. Je vais t’expliquer pour c’est important pour cet article.

Une dualité dans ce qui vole?

Au fur et à mesure des rencontres avec des passionnés de l’air et des pilotes dans l’âme, en piste, et dans les clubs house des aérodromes, je me suis rendue compte que chacun avait sa propre nomenclature de ce qui vole:

  • les plus légers que l’air (montgolfières) et les plus lourds que l’air (avion, planeur, parapente, deltaplane…),
  • le vol libre et le vol sans moteur,
  • le vol et la chute libre,
  • le vol loisir et le vol professionnel (pilotage de gros avions pour partir en vacances, par exemple),

C’est quand même la dualité vol moteur/ vol libre qui revient sans cesse dans les discussions entre pilote planeur, qui sont eux même souvent pilote ulm ou ancien pilote avion ou aéromodéliste ou pilote sur simulateur de vol.

J’ai tenté en vain, en potassant des livres, des sites Internet et encore des bouquins, d’avoir la réponse à cette question.

Pourquoi me la suis-je poser d’ailleurs ?

Simplement pour pouvoir expliquer à des novices ce qui vole. Pour être claire.

  • Pour mes passagers, parce que je suis pilote « agréée » par mon club pour emmener M Tout le Monde faire un tour en planeur, un vol d’initiation, pour faire vivre un moment unique (et pour déclencher des envies, et, aussi, pour recruter de nouveaux pilotes, quoi!),

 

  • Pour les enfants, parce que je suis auteure de livres aéronautiques pour eux (des livres de coloriages et un livre à lire « Quand Maman vole en planeur« )

Ma conclusion pour tenter de classifier les passions de l’air et savoir, de ce fait s’il y a un côté obscur et lumineux de la « Force » ?

Il n’y en a pas ! Pas de classification…

Pourquoi ?

Parce que ça me prend la tête de vouloir tout classer.

Voler. Rêver. Partager. Rigoler. Découvrir.

Ça, c’est oui, oui et encore oui!

Chatouiller les nuages, glisser, voir le sol à plus de 1500m d’altitude. Redécouvrir ma région ou une nouvelle, simplement en la survolant.

Là aussi, c’est trois fois oui !

Le reste, ce qui n’est pas du plaisir, tout ce qui est prise de tête, je le laisse aux universitaires et aux personnes techniques.

Vive l’envie de rêver et le plaisir de voler et de partager des moments uniques!

Vraiment, pourquoi ?

Parce que certaines machines ne rentrent pas dans ces classifications ou certains pilotes d’ailleurs. Je t’illustre mon propos avec une machine. Elle se nomme moto-planeur ou motoplaneur.

Pour toi, si tu connais, ou si tu veux en savoir plus (wikipedia), je vole sur SF28 depuis mes débuts.

Les puristes du vol libre te diront que c’est un mauvais planeur.

Les puristes du vol moteur te diront que c’est un mauvais avion.

La réalité?

C’est un bon hybride.

Tu décolles au moteur du motoplaneur.

Donc, pas besoin d’avion ou ulm remorqueur. Pas besoin donc d’un pilote remorqueur. Tu es autonome.

Pas besoin de treuil. Pas besoin de personne pour treuiller (« treuillard » dans le jargon). Tu es là aussi au-to-no-me.

Tu veux couper le moteur. 2 ou 3 boutons et manipulations, c’est le moteur est coupé.

Tu voles en pleine semaine et il n’y a personne sur le terrain? Pas de problème!

Le temps n’est pas exceptionnel? Tu t’en moques sincèrement!

Toutes ces remarques sont aussi valables pour les planeurs avec un moteur embarqué ou les ulm motoplaneur (du type sinus ou cirrus pour les connaisseurs).

Au delà du plaisir de voler, il y a aussi…

Au delà du plaisir de voler, il y a le plaisir de se dépasser !

Je me suis surprise moi-même. Je me suis dépassée. Notamment grâce à deux instructeurs (enseignant, si tu préfères), que je remercie du fond de mon cœur. Ils ont été pour moi plus que des enseignants, en m’apprenant beaucoup plus que les techniques de pilotages de motoplaneur et planeur. Ils m’ont coachés et m’ont fait sauté des croyances limitantes que j’avais sur moi-même.

Merci à feu Guy Plouchart et merci à Nick.

Au delà du plaisir de voler, il y a le plaisir de vivre une expérience et dans un monde hors du commun. La tête dans les nuages et les pieds sur terre.

J’ai appris beaucoup sur l’être humain, en trainant et en discutant avec d’autres pilotes et avec des passionnés de l’air. Car, la communauté des pilotes dans l’âme et des passionnés de l’air est très riche, transgénérationnel. Elle a aussi comme valeur commune celle du partage, de l’apprentissage, de la patience et de l’entraide. Valeurs que tu retrouves dans la communauté des Ailes pour rêver.

J’ai aussi appris à entreprendre. Entreprendre, au sens large du terme.

Entreprendre à organiser des journées portes ouvertes pour mon club.

Entreprendre, en faisant partie du conseil d’administration, toujours au sein de mon club, puis à des niveaux supérieurs dans mon mouvement sportif.

Entreprendre, en offrant des coloriages pour enfants sur mon terrain, pour le planeur, ce qui n’existait pas en vente, pour finalement, entreprendre en écrivant et en illustrant le premier livre pour enfant parlant de planeur « Quand Maman vole en planeur, Estelle et Thibaut racontent…« .

Entreprendre, en lançant une activité dédiée aux pilotes et à toutes personnes ayant le nez en l’air, pilote dans l’âme ou passionné de l’air, souhaitant aller plus haut et plus loin dans sa vie personnelle ou professionnelle.

Au delà du plaisir de voler, il y a la fierté de faire partie de la famille des passionnés de l’air et des pilotes dans l’âme et de contribuer au partage et à l’épanouissement de chacun.

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Qu’est-ce qui te motive ?

Photos signés Antoine Alacusos. Merci Antoine !

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Pourquoi j’ai tant envie de voler? Mon expérience de pilote (Ulm, planeur, motoplaneur)
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