Pourquoi je suis pilote ?

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T’es-tu déjà demandé pourquoi des personnes devenaient pilotes ? Au-delà de l’envie de la grande majorité des enfants de devenir un jour commandant de bord ?

Il y a des mots qui font rêver…

Voler. Voler. Rien que ce mot…

Rien qu’à l’entendre et les pensées de millions d’êtres humains se tournent directement, immédiatement et irrévocablement vers le ciel, attirés par sa grandeur.

L’esprit et les pensées partent, s’envolent, rêvent, libérés… Seul le corps reste présent, les pied sur Terre.

La tête, elle, est bien dans les nuages.

Dans cet article, pas de technique de vol, pas de mot technique…

J’ai une envie folle de partager avec toi mon retour d’expériences de pilote moteur & sans moteur. Je vais te raconter pourquoi j’ai tant envie de voler et ce que ça m’a apporté. J’en suis moi-même surprise avec le recul.

Viens avec moi là haut voir les nuages. Viens, je vais te parler de ce qui me motive dans le pilotage. Au delà du plaisir de voler, il y a aussi tellement d’autres choses…

Mes premières expériences de ce qui vole…

J’ai tenté plusieurs disciplines dans le large domaine de ce qui vole. J’ai découvert la richesse des sensations et des pratiques des sports aériens.

J’ai enchaîné au début les vols d’initiation et les baptêmes de l’air.

Tant le vol libre que le vol moteur.

Tant en plaine qu’en montagne.

Essai 1 : Le parapente

J’ai fait un tour en parapente.

C’était bien. Mais… A l’époque (et ce mot est important), je n’ai pas beaucoup apprécié de me lancer dans le vide et d’avoir les jambes qui ballotent sans truc où les poser. En un mot, j’ai eu peur. J’ai eu du plaisir lors de ce baptême, mais, il me manquait quelque chose…

Essai 2 : le parachute

J’ai fait un saut en parachute.

Aïe aïe aïe ! J’ai fermé les yeux et j’ai eu cette sensation de vide pure, intact, non dilué, d’être vraiment rien, juste de faire partie d’un grand tout. J’ai pris conscience que j’étais minuscule.

J’ai recommencé une seconde fois pour pleinement apprécier le saut lui-même. Et, je me suis bien accrochée à Franck, mon “porteur”. J’ai bien aimé.

Essai 3 : l’avion de tourisme (4 places)

J’ai fait un vol en petit avion, un “4 places”. A l’époque, je ne savais même pas que ça existait. Je pensais qu’il n’y avait que les gros charters. C’était bien. Mais, bonjour le bruit environnant et cette forte odeur d’essence.

Essai 4 : essai transformé… Me transformant !

J’ai fait un tour en planeur.

Et…

Qu’est ce que j’ai accroché !

J’ai littéralement adoré.

Une fois posée, je suis aller voir directement le chef pilote et je lui ai posé, à sa grande surprise beaucoup de questions.

En partant, je lui ai lancé un “au revoir” et “au mois de novembre”, pour commencer mon apprentissage du pilotage d’un planeur en bénéficiant des mois d’hiver.

Et, sans m’en rendre compte…

Ainsi, j’ai commencé en moto-planeur, en plein hiver.

L’instructeur (enseignant ou moniteur si tu préfères) m’a expliqué.

J’ai appris.

J’étais seule sur le terrain, pas de contact avec d’autres pilotes avion ou planeur qui pouvaient juger mon évolution ou la machine sur laquelle je voulais.

J’ai eu des maux de tête. Pour être sincère, même, de très nombreuses migraines. Ma famille n’est pas une familiarisée des aérodromes et ne s’est jamais intéressée à ce qui vole. Alors, j’ai dû sacrément sortir de ma zone de confort pour apprendre.

En fait, j’ai déjà du commencer par comprendre le jargon des pilotes. Ça peut faire sourire ou rire pour les habitués, mais, oui, oui, il y a bien une partie de la langue française à apprendre. L’alphabet international. Tous les noms des parties d’une machine volante, se nommant elle-même planeur, avion, ULM ou plus généralement aéronef…

D’ailleurs, à bien y repenser, ça me rappelle aussi quand j’ai appris la finance, l’entreprenariat, le coaching et l’accompagnement individuel.

Et…

Et, chemin faisant, j’ai appris la ligne droite, les virages, à me poser sur les 6 pistes en service.

Aux beaux jours, à l’arrivée du ciel bleu et des gros nuages cotonneux, j’ai changé de machine.

Un planeur “pur”.

Bye bye le moteur !

Bonjour le silence du vol plané !

En prenant un planeur biplace, j’ai découvert le remorquage derrière un avion. J’ai surtout vibrer dans les airs d”un bleu magnifique.

Allez, un exercice de prise de pompes (ascendances thermiques), un essai de remorquage. Des atterrissages à la chaîne. (Ben oui, en planeur, tu ne peux pas remettre les gaz, y a pas de moteur, donc tu apprends à te poser nickel tout de suite !)

Le matin, c’était moto-planeur.

C’était bien le motoplaneur. Tu décolles au moteur. Tu le coupes en l’air si tu veux faire du planeur pur. Tu peux le redémarrer. Tu peux te poser avec ou sans moteur.

Quelques années plus tard…

L’après-midi, c’était planeur quand il y avait des ascendances.

J’ai eu mon brevet de pilote planeur, en deux ans.

Durée standard.

Et, quinze ans plus tard, je vole toujours en planeur, en motoplaneur et j’apprends l’ULM.

Et j’apprécie chacune de ces disciplines aéronautiques.

Au delà du plaisir de voler, il y a aussi… 

… Le plaisir de se dépasser

Au delà du plaisir de voler, il y a le plaisir de se dépasser !

Je me suis surprise moi-même. Je me suis dépassée. Notamment grâce à deux instructeurs, que je remercie du fond de mon cœur.

Ils ont été pour moi plus, en m’apprenant beaucoup plus que les techniques de pilotages de motoplaneur et planeur.

Ils m’ont coaché et m’ont fait sauté des croyances limitantes que j’avais sur moi-même.

Merci à feu Guy Plouchart et merci à Nick.

… Faire partie d’un autre monde

Au delà du plaisir de voler, il y a le plaisir de vivre une expérience et dans un monde hors du commun. La tête dans les nuages et les pieds sur terre.

J’ai appris beaucoup sur l’être humain, en trainant et en discutant avec d’autres pilotes et avec des passionnés de l’air.

Car, la communauté des pilotes dans l’âme et des passionnés de l’air est très riche, transgénérationnel.

Elle a aussi comme valeur commune celle du partage, de l’apprentissage, de la patience et de l’entraide.

Valeurs que tu retrouves dans la communauté des Ailes pour rêver.

… L’action : entreprendre

J’ai aussi appris à entreprendre. Entreprendre, au sens large du terme.

Entreprendre à organiser des journées portes ouvertes pour mon club.

Entreprendre, en faisant partie du conseil d’administration, toujours au sein de mon club, puis à des niveaux supérieurs dans mon mouvement sportif.

Entreprendre, en offrant des coloriages pour enfants sur mon terrain, pour le planeur, ce qui n’existait pas en vente, pour finalement, entreprendre en écrivant et en illustrant le premier livre pour enfant parlant de planeur “Quand Maman vole en planeur, Estelle et Thibaut racontent…“.

Entreprendre, en lançant une activité dédiée aux pilotes et à toutes personnes ayant le nez en l’air, pilote dans l’âme ou passionné de l’air, souhaitant aller plus haut et plus loin dans sa vie personnelle ou professionnelle.

Au delà du plaisir de voler, il y a la fierté de faire partie de la famille des passionnés de l’air et des pilotes dans l’âme et de contribuer au partage et à l’épanouissement de chacun.

En bref

En quelques mots, dans cet article, je t’ai dit que j’avais fait plusieurs essais pour découvrir quelle pratique allait me permettre de toucher les nuages, de devenir pilote. Mes goûts en 2000 n’étaient pas ceux de maintenant. J’ai choisi hier en fonction de mes goûts d’hier et maintenant, ma pratique des sports aériens a évolué.

Cette envie de voler m’a aussi apporté beaucoup beaucoup de choses dans ma vie personnelle et professionnelle.

Quelque soit ton rêve, quelque soit ce qui te branche, fonce ! Je t’encourage vraiment à passer à l’action ! A essayer de te découvrir et, une fois que tu auras quelque qui te plaît, à vouloir te dépasser dans le plaisir.

Tu sais, tu en tireras beaucoup de choses, dont tu n’as pas forcément conscience maintenant.


Si tu as aimé cet article, merci de le partager.

Maintenant, à toi d’essayer de faire des baptêmes et de continuer à faire ce qui te plaît :

Photos signées Antoine Alacusos. Merci Antoine !

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Ailodie

Je m'appelle Ailodie. Pilote planeur depuis 2002, je suis aussi élève pilote ULM. Coach, auteure de livres sur ce qui vole et artiste peintre, je ne suis ni instructrice, ni compétitrice. J'ai découvert le plaisir de partager avec : d'autres pilotes, des pilotes faisant leurs premiers vols et leurs proches. Mère de deux enfants en bas âge, ce qui vole est ma passion au quotidien. C’est pour cela que j'ai fondé " Des ailes pour rêver " : mettre à ta disposition tous les conseils, techniques et astuces éprouvés pour concrétiser tes rêves d'évasion dans les airs, seul ou en compagnie de tes proches. Sans te prendre la tête, pas à pas et sereinement.

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