7 erreurs débutants et élèves pilotes

Partager l'article !
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Les mythes à déconstruire

Oui, tu as au moins une voir plusieurs croyances limitantes sur l’aéronautique.

Il y a des mythes provenant individuellement d’un pilote dans l’âme, débutant ou non, ainsi que ceux véhiculés par certains clubs ou par des mouvements aéronautiques.

Tu dois oublier certains de ces mythes, rêves ou idées reçues. Appelle les comme tu veux !

Donc, des croyances limitantes des deux bouts de la table où a lieu la discussion du rêve de voler et de voler plus.

A noter, toutes les mythes à oublier, car certains peuvent se ranger dans les deux catégories et je les ai mises arbitrairement dans une des deux parties. Le tout pour éviter la redondance.

Autant faire la peau de suite à ces croyances limitantes, pour partir d’un pied par la suite et se préparer à bien s’envoler !

Les croyances limitantes à enterrer, du côté des débutants et élèves pilotes

1/ “Voler ou rêver de voler, c’est uniquement en devenant commandant de bord d’un avion !”

Je préfère enfoncer des portes ouvertes, vu tu as déjà l’introduction. Tant Pis, je fais une redite.

Voler, ce n’est pas que mettre ses fesses dans une machine volante. Loin de là !

Voler, ca veut dire, d’après mon dictionnaire : “se mouvoir, se maintenir dans l’air ou dans l’espace.”

Aujourd’hui, grâce aux moyens du monde moderne, on peut se balader dans les airs et aller chatouiller les nuages de bien différentes façons :

en volant sur des aéronefs réels : planeurs, motoplaneurs, ULM, avions, montgolfière ;

via des modèles réduits ou des drônes ;

virtuellement grâce à des simulateurs ou à des jeux vidéos, etc.

Et je rajouterai même aux rêveurs et aux poètes, aux amoureux des belles machines volantes, aux férus d’histoire (pas forcément de l’avion) et aux personnes aimant les belles images (photos, peintures…) de ciel, etc.

Tu sais, la frontière entre chaque pratique est très poreuse, tant d’un point de vue du pilotage que de l’envie de réaliser un besoin d’évasion. Un besoin de rêver. S’évader et aller plus loin, plus haut…

De ce que j’ai pu remarquer, un pilote dans l’âme exerce très souvent son virus de l’air d’au moins deux façons différentes au cours d’une même année, voir plus que cela. Nombre de pilotes planeurs volent sur simulateur, par exemple. Des amoureux de l’air peuvent aller dans un musée de l’air de temps en temps, et faire du simulateur de vol.

2/ “Ceux qui volent ne sont que des garçons.”

Quand les filles aiment le planeur, elles sont vraiment mordues et font preuve d’excellence ! Je laisse la parole à l’une d’elle, avec qui je suis d’accord à 200% :

“Ce qui me frustre le plus , c’est le fait qu’on ne prenne jamais vraiment au sérieux une femme pilote et encore moins une compétitrice. Une femme, même titrée , a moins de crédibilité qu’un homme dans ce milieu […]. Dans cette logique, les femmes elles même n’osent pas. […] Il n’y a pas de psychologie féminine… Le respect suffit à s’épanouir pleinement en tant que femme, pilote [et compétitrice].”

3/ “Mon enfant est beaucoup trop jeune !” / “Je suis beaucoup trop vieux !”

L’âge !

Un enfant peut déjà lire des livres pour enfant vulgarisant l’aéronautique et essayant fait leur preuve. Une idée dans ma boutique : Boutique des ailes pour rêver.

Dès 13 ans, vous pouvez passer le Brevet d’Initiation à l’Aéronautique (BIA) qui vous fera découvrir toute la théorie du pilote privé et même effectuer quelques vols découvertes … A 15 ans, vous pourrez passer le premier vrai brevet de pilote: Le brevet de « base » ! Mais rien ne vous empêche de commencer votre apprentissage avant, à 14 ans par exemple. Enfin, à 17 ans, vous pourrez passer le brevet de « Pilote Privé » !

4/“Il faut beaucoup d’argent pour oser rêver de voler par soi-même un jour. !”

Variante : Il faut être plein aux as pour [pouvoir piloter un avion léger] ou [pour commencer l’aéronautique]

Aaaahh, en voilà un préjugé coriace ! Si vous le permettez, faisons un rapide calcul : Imaginons une personne fumant un paquet de cigarettes par jour. A 4 € le paquet, ça fait un peu plus de 120 € par mois qui partent…. en fumée ! Et pourtant, c’est tellement plus agréable de les faire s’envoler. En effet, 120 €, c’est le coût moyen d’une heure de vol en avion ou près de 2 heures en ULM !

5/“Il faut sortir de Polytechnique pour pouvoir voler !” ou “Les maths doivent être un point fort pour pouvoir voler !”

C’est un autre préjugé, moins important, mais qui est tout de même présent dans de nombreux esprits. Et pourtant, vous vous doutez bien qu’il est nullement nécessaire de sortir d’une grande école pour goûter aux joies du pilotage d’un avion léger.

Pas besoin de savoir calculer des intégrales pour piloter ! De simples notions de calcul mental comme 2+2 = 4 sont utiles lors de la navigation pour calculer ses temps de vol, etc… La partie théorique qui consiste en l’assimilation d’un manuel n’est pas bien compliqué. Sans doute pas plus compliqué que le permis de conduire. Seul l’entraînement compte; le pilotage, c’est surtout des repères et des automatismes à prendre. »

6/ “Être commandant de bord, c’est le paradis sur terre !”

Attention à cette croyance là ! Elle a deux versions.

Version n°1 :

“Être commandant de bord d’un avion ligne (les gros avions pour partir en vacances par exemple), c’est le paradis sur terre !”

Les salaires des commandants de bord ne sont plus mirobolants. Le commandant n’est pas auréolé de gloire. Il y a des servitudes, les visites médicales, des tests en vol…

Il y a aussi des périodes de chômage qui peuvent être longues et coûteuses. Coûteuses ? Oui, pour rester employable, le pilote d’avion doit renouveler ses qualifications et donc payer de sa poche personnelle pour voler. Pour trouver un travail.

Dans différents aéroclubs, les instructeurs et les pilotes expérimentés observent ainsi qu’une part des élèves pilote voit une différence importante entre le rêve de piloter et la réalité. Du coup, ils arrêtent tout d’un coup les leçons de pilotage avant d’avoir leur brevet (diplôme).

En lisant ces dernières lignes, un instructeur me confiait que faire coïncider ke rêve et la réalité, c’est peut-être ça le bonheur…

Un peu de philosophie dans un livre pratique, c’est quand même une bulle d’air, hein ?

Version n°2 :

“Être commandant de bord d’un avion de chasse, c’est le paradis sur terre”

Avion de chasse rime avec armée.

Es-tu prêt à obéir aveuglément à ce qui t’est demandé ?

Es-tu prêt tuer des vrais êtres humains à distance ?

Es-tu prêt à mourir jeune ?

Es-tu prêt à laisser ta moitié et des enfants à venir, loin de toi très longtemps et à laisser grandir tes enfants en te voyant peu ?

7/ “Il faut avoir une vue d’aigle (10/10) pour piloter !”

Celui-là, comme le premier, a la vie dure ! OUI, un myope peut parfaitement piloter ! Pour passer son brevet de pilote privé, il faut passer une visite médicale (un simple «  »check-up » » pour voir si vous n’avez pas de gros problèmes cardiaques par exemple, ou d’ouïe). Lors de cette visite, le médecin agréé par l’Aviation Civile vérifiera que votre acuité visuelle avec vos lunettes est de 7/10 et que la «  »puissance » » de vos verres n’excède pas +5 / -5 dioptries (vérifiez sur votre prescription). »

Si tu veux aller plus loin

7 erreurs des aéroclubs, instructeurs et pilotes expérimentés

En bref

En quelques mots, dans cet article, je t’ai dit que nous avons tous des idées qui nous limitantent.

Fais en sorte qu’elles ne te limitent pas dans ton plaisir à voler ni à progresser dans tes vols de planeurs/ avion/ ULM.

Maintenant, à toi de jouer ! / Commence tout de suite !

Si tu as aimé cet article, merci de le partager (Facebook, LinkedIn, email…)


Partager l'article !
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Ailodie

Je m'appelle Ailodie. Pilote planeur depuis 2002, je suis aussi élève pilote ULM. Coach, auteure de livres sur ce qui vole et artiste peintre, je ne suis ni instructrice, ni compétitrice. J'ai découvert le plaisir de partager avec : d'autres pilotes, des pilotes faisant leurs premiers vols et leurs proches. Mère de deux enfants en bas âge, ce qui vole est ma passion au quotidien. C’est pour cela que j'ai fondé " Des ailes pour rêver " : mettre à ta disposition tous les conseils, techniques et astuces éprouvés pour concrétiser tes rêves d'évasion dans les airs, seul ou en compagnie de tes proches. Sans te prendre la tête, pas à pas et sereinement.

Laisser un commentaire