Pilote : un peu de poésie, celle du vol libre ! SANS moteur…

Partager l'article !
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Titrer ma propre énergie de l’invisible.

Comment fais-tu pour voler ?

Oui, pas d’essence, pas de moteur visible dans un planeur.

Oui, les oiseaux mangent, comme nous, mais ce n’est pas les graines qui les font voler, ce qui les fait voler, c’est leurs muscles et les courants d’air.

Pas les courants passant dans une maison allant d’une pièce à une autre, mais bien les courants ascendants, ceux qui font partie du mon de invisible.

Tu sais…

pour certains, le monde invisible revêt un caractère sacré, relié au chamanisme et aux esprits.

Pour d’autres, plus terre à terre, c’est simplement des phénomènes invisibles à l’œil nu humain.

Pourtant, même invisible, des choses se passent et elles existent, le preuve, tous ces records de vitesse sans moteur.

Que c’est beau l’invisible et la liberté qui te fait vibrer quand tu voles dans le silence de l’instant présent.

Libre.

Glisse…

Nager est sensuel car l’eau glisse sur ta peau.

Encore faut-il la sentir et ne pas faire de natation en mode bourin en voulant juste faire des longueurs pour avoir un beau corps, pour vouloir te muscler, perdre de la graisse ou augmenter ton endurance.

Rester dans l’instant présent. Difficile dans notre société de toujours plus vite et toujours plus loin.

Quand je vole, je reviens à l’essentiel, à ce moment présent.

Un instructeur dont le nom m’échappe m’a dit un jour qu’un pilote planeur prenant une décision toutes les vingt secondes.

Peut-être, en attendant, j’aime rester de temps en temps, décoller et rester proche du terrain, juste pour le plaisir de voir la simple nuelle sous laquelle j’ai commencé à monter, se transformer au fur et à mesure de mes spirales en un magnifique gros nuage cotonneux.

Ce moment là…

c’est cinq minutes maximum par vol, peut-être une seule fois dans un vol de trois ou quatre heures.

Et ça me fait du bien et je sais aussi que cela émerveille toutes les personnes ayant déjà mis un pied dans un appareil volant librement.

L’ULM, l’avion, le motoplaneur avec le moteur allumé, c’est bien, c’est pratique, mais c’est autre chose, c’est un autre chemin, une autre façon de voler.

Peut-être du « go to », toujours avec de la poésie et la philosophie de l’air, mais une façon différente de flâner.


Partager l'article !
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Ailodie

Je m'appelle Ailodie. Pilote planeur depuis 2002, je suis aussi élève pilote ULM. Coach, auteure de livres sur ce qui vole et artiste peintre, je ne suis ni instructrice, ni compétitrice. J'ai découvert le plaisir de partager avec : d'autres pilotes, des pilotes faisant leurs premiers vols et leurs proches. Mère de deux enfants en bas âge, ce qui vole est ma passion au quotidien. C’est pour cela que j'ai fondé " Des ailes pour rêver " : mettre à ta disposition tous les conseils, techniques et astuces éprouvés pour concrétiser tes rêves d'évasion dans les airs, seul ou en compagnie de tes proches. Sans te prendre la tête, pas à pas et sereinement.

Laisser un commentaire

Fermer le menu
×
×

Panier