Pilote : Mon retour d’expérience de voler SANS instrument et SANS moteur !

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J’aimerais partager une anecdote de pilotage avec toi.

A propos de la technologie et l’inconvénient de se focaliser toujours et de plus en plus dessus…

En parlant de cette anecdote maintenant à d’autres pilotes, en général, tout le monde se sauve en courant. J’ai mis du temps à comprendre pourquoi…

Si tu ne le savais pas…

Je ne suis pas du tout une pilote geek.

En fait, je suis même, peut-être, une pilote technophobe.

Je m’explique…

Vois-tu, j’ai appris à piloter à Issoudun en 2002.

Pas de technologie et de GPS à cette époque pas si reculée que ça.

Alors, mon GPS, c’est mon meilleur ami Dany qui me le paramètre pour que je puisse voler sereinement avec…

Alors, dans ce contexte, tu comprendras que volant déjà sans moteur, je n’ai pas vraiment paniquée, quand élève, mon instructeur feu Guy Plouchard a eu une drôle d’idée…

Celle qui pourrait faire pâlir bien des pilotes avion, ULM et même planeur.

Pourtant, lui et bien d’autres, trouvent cela normal…

Et, je te coupe l’herbe sous le pied tout de suite.

Guy était un formateur d’instructeur planeur et avion. L’ULM n’avait pas autant la côte que maintenant.

Il formait des FE et de FI dans deux pratiques aéronautiques.

Rien que ça…

Autant te dire qu’il savait ce qu’il faisait et…

Il l’a fait !?!

Mon instructeur m’avait mis à un moment donné des post-it sur mes instruments.

Tu te rends compte ?

Il m’a masqué mes instruments de vol comme l’atimètre, le variomètre, le badin, le Mac Cready (oui, même celui-là qui ne sert pas à grand chose en débit de formation, va chercher à comprendre…).

Quand mon instru-cteur m’a caché mes instru’ments (hihi !), ce n’était pas du tout pour me faire peur.

Il m’avait expliqué le but de l’exercice avant le décollage et je m’étais prêtée à la manœuvre de bonne grâce.

Le but était double

1/ de me mettre en confiance avec mes capacités de pilotage et

2/ de bien comprendre la notion de repère capot et de fil de laine.

C’est deux trucs là ne tomberaient jamais en panne.

Le fil de laine reste toujours sur la verrière et la distance entre l’horizon.

Le tableau de bord reste toujours un repère, en vol à vue.

Tout comme mon cerveau, il ne tomberait pas en panne.

Quoi que, un coup de pompe ou de viscosité mentale qui passe par là…

Les instruments, eux, pouvaient me lâcher.

Et tu sais quoi ?

Cela fait partie des vols de ma formation d’il y a très très long dont je me souviens encore avec sérénité.

J’ai passé un très bon moment en vol, parce que je n’avais pas les yeux rivés su mes instruments.

Et, parce que j’ai réellement pris conscience de mes capacités de pilotage.

En bref

Aujourd’hui, la plupart des pilotes moteur et planeur ont oublié de s’entraîner à se passer de la technologie, au moins de temps à autre…

Le but ?

Être plus serein si ton moteur d’avion/ d’ULM tombe en panne…

Te rendre compte qu’en compétition de planeur, tes instruments peuvent se dérégler en cours de voler et ne pas être accroché à eux…

Ils ne se fient qu’aux instruments et oublient la base du vol à vue : voler en ouvrant ses yeux et en regardant… dehors !

Eh bien, mon instructeur m’a fait gagné un aller simple vers la confiance en mes capacités de pilote, même si je suis très loin d’être une championne, hein! Je vole avant tout pour mon plaisir.

Ça m’a aussi mis un petit doute sur la technologie. Mais, à l’époque, les GPS n’existaient pas. Il n’y avait que les MRL pour les plus fortunés. Tout cela c’est de l’histoire ancienne, quoi que ?

Les GPS, c’est super en concours, sur le simulateur… Le seul hic, c’est que des fois, ça peut faire oublier aux pilotes ou te faire oublier l’essentiel. C’est surtout te faire oublier l’essentiel du vol qui est vraiment dommage…

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Ailodie

Je m'appelle Ailodie. Pilote planeur depuis 2002, je suis aussi élève pilote ULM. Coach, auteure de livres sur ce qui vole et artiste peintre, je ne suis ni instructrice, ni compétitrice. J'ai découvert le plaisir de partager avec : d'autres pilotes, des pilotes faisant leurs premiers vols et leurs proches. Mère de deux enfants en bas âge, ce qui vole est ma passion au quotidien. C’est pour cela que j'ai fondé " Des ailes pour rêver " : mettre à ta disposition tous les conseils, techniques et astuces éprouvés pour concrétiser tes rêves d'évasion dans les airs, seul ou en compagnie de tes proches. Sans te prendre la tête, pas à pas et sereinement.

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