Pilote : 3 façons de réagir quand tu réussis ta licence

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Toi et moi prenons un peu de hauteur, c’est normal, tu es avec moi dans l’avion, j’ai les commandes. Et, je te montre tout le paysage grâce à un virage à faible inclinaison pour faire un 360°.

Une fois le Saint Graal obtenu ? Une fois ton objectif atteint : comment te sens-tu ?

Une fois obtenu le Saint Graal, soit tu te crois pour le roi du monde

a. “Je suis le roi du monde !” …

… Et tu es un vrai danger public. Parce qu’avec quelques dizaines d’heures de vol, tu as peut-être les connaissances minimum viable, mais tu n’as pas l’expérience de la majorité des autres pilotes et il ne faut pas que ton ego surdimensionné te fasses louper l’autre aéronef qui est à côté de toi quand tu es en étape de base. C’est du vécu, alors, pas d’histoire, je sais que ça arrive.

C’est rare, mais ça arrive. Le jeune loup doit faire attention surtout pour les autres. Lui, il s’en sortira quasiment toujours.

En général, de toi à moi, ce genre de personnage est rapidement détecter sur chaque aérodrome / plateforme et surveillé du coin de l’œil par les expérimentés, instructeurs ou non.

D’ailleurs, ne crois surtout pas que les pilotes expérimentés sont les plus âgées, c’est faux. L’expérience se fait à partir du début du carnet de vol et non à partir du moment où tu vois le jour. Tu peux avoir un instructeur de 18 ans et un élève pilote de 60 ans. D’ailleurs, c’est plus courant que tu ne peux le croire. Beaucoup de gens attendent la retraite ou que leurs enfants soient grands pour réaliser leur rêve de devenir pilote.

b. “Je suis cool, bien dans mes pompes.”

Rien à voir. Circulez.

C’est la grande majorité des pilotes.

Ils ont fait leur petit bout de chemin tranquille auprès d’un ou plusieurs instructeurs, ils ont été mis en sécurité, ils ont appris à leur rythme.

Bien sûr, il y a eu des coups de stress. Bien sûr, un ou plusieurs instructeurs ont râlé voir ont eu quelques coups de stress. Bon, d’un autre côté, c’est normal quand on est instructeur… Malheureusement ou heureusement, des fois l’esprit des élèves pilotes est insondable et leur réactions des fois contre naturel, contre instinctive et contre toute attente de ce qui tu as été enseigné et qu’ils ont intégré depuis plusieurs mois…

c. Je suis officiellement pilote, donc.. Je suis stressé, je veux tout arrêter de suite… (sic)

Le hic : tu viens de réaliser un rêve et à peine atteint, tu le mets littéralement aux chiottes. D’écœurement la plus part du temps.

C’est là ou la réaction de l’ancien élève pilote devenu nouvellement pilote n’est pas normal, s’il existe bien sûr une normalité dans les êtres humains, ce dont je doute très fortement.

Le truc à savoir c’est d’où tu viens cet écœurement et comment tu peux fêter. Laisse tomber la psychanalyse et les prises de tête dans tous les sens. Je te propose surtout d’agir pour aller de l’avant. De l’action, mais pas qu’en monde bourin. Avec un peu de réflexions, quand même, hein, nous sommes entre pilotes…


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Ailodie

Je m'appelle Ailodie. Pilote planeur depuis 2002, je suis aussi élève pilote ULM. Coach, auteure de livres sur ce qui vole et artiste peintre, je ne suis ni instructrice, ni compétitrice. J'ai découvert le plaisir de partager avec : d'autres pilotes, des pilotes faisant leurs premiers vols et leurs proches. Mère de deux enfants en bas âge, ce qui vole est ma passion au quotidien. C’est pour cela que j'ai fondé " Des ailes pour rêver " : mettre à ta disposition tous les conseils, techniques et astuces éprouvés pour concrétiser tes rêves d'évasion dans les airs, seul ou en compagnie de tes proches. Sans te prendre la tête, pas à pas et sereinement.

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