Pilote : Comment gérer le regard des autres ?

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Tu aimes voler. Te sentir léger… Te sentir libre… Mais, des fois, le regard des autres te pèse trop. Tu t’en passerais bien ?

Je t’en avais déjà parlé ici : Pilote : pourquoi ton entourage te freine au lieu de te soutenir ? et ici Pilote : pourquoi écouter ta petite voix peut t’être FATALE ?

Mais durant mes coachings individuels, cette thématique revient de temps en temps.

Du coup, j’ai eu envie de te donner un méga coup de pouce dans ce domaine avec cet article ultra complet.

Du coup, tu ne sais pas si tu vas aller au club pour voler, parce que tu sais qu’il y a tel pilote ou tel instructeur. Tu fais aussi attention à ce que tu dis à ta moitié, quitte à poser des après-midi en congés sans lui en parler. Ou, tu aimerais bien aller plus souvent à l’aéroclub, cependant, l’ambiance n’est pas du tout au beau fixe. Toujours le regard des uns sur les autres…

Heureusement, quand tu voles, là, c’est un autre espace-temps. Une autre dimension… Et, le regard des autres, tu peux apprendre à l’apprivoiser, à t’y frotter ou à t’y confronter. C’est ce que je vais aborder dans cet article.

Avant d’aborder ce sujet, j ’aimerais te partager une anecdote de blogueuse…

Dans les co ulisses, Sarah, l’auteure du blog Multipassionnés Epanouis, a frappé à la porte de ma boite email. Elle m’a lancé un challenge.

En discutant, nous nous sommes rendus compte qu’elle écrit pour des personnes qui nous ressemblent, nous, les pilotes. C’est-à-dire ? Les personnes qui ont plusieurs centres d’intérets…

Et, oui, il n’est pas rare, qu’au cours de notre vie de pilote, nous essayons plusieurs loisirs aériens, débutant par exemple par l’aéromodélisme ou le planeur, puis migrant vers l’avion ou l’ULM, ou nous investissant dans un sport pour nous entretenir, ou réalisant des voyages avec nos familles. Nous aimons alors l’aéronautique et vivre d’autres sortes d’expériences ou apprendre d’autres aspects, comme l’histoire de l’aviation ou différentes techniques aéro (avionique, instruction, mécanique…).

Dans la discussion, la question de « comment gérer le regard des autres ? » est venu sur le tapis.

Mais, cette question est vaste, très vaste.

Cela dépend du stade de notre « carrière » de pilote où nous sommes, que nous soyons des pilotes du dimanche, pilote loisirs, sans aucune connotation négative (j’en suis une moi-même) ou des pilotes professionnels.

Cela dépend aussi de notre aéro-club, de son accueil, de son accompagnement.

Cela dépend aussi de notre entourage personnel, voir de notre entourage professionnel.

Cela dépend aussi de nous-même. Nous percevons le monde extérieur avec notre propre prisme intrinsèque.

C’est pour répondre à cette vaste question que je vous écrit cet article aujourd’hui.

Je mettrais juste un nota. Je traite cette question spécifiquement quand le regard des freins est ou devient un frein pour nous, pour notre épanouissement, pour notre plaisir de voler.

La question de « comment gérer le regard des autres ? » revient donc à traiter celle-ci : « comment s’épanouir, malgré les regards des autres ? ».

Dans cet article, je vais aborder :

– qui est concerné,

– quand et où nous sommes concernés,

– des conseils pour dépasser ces précédentes situations, pour reprendre plaisir à voler.

Pilote ou qui que tu sois du monde aéronautique, pourquoi es-tu concerné ?

Mettre un premier pas dans l’aéronautique peut-être surprenant, destabilisant, grisant ou intimidant, voir même, un peu de tout cela à la fois ou tu peux éprouver de la joie, de la timidité, de la gêne, des doutes sur quelques jours. Tu t’en souviens ? Tu es peut-être en plein dedans, toi qui me lis…

Oui, ressentir des émotions contradictoires en peu de temps, tu connais…

Oui, tu peux aussi vivre le yoyo au fur et à mesure que tu prends conscience des difficultés auxquelles tu te confrontes pour avoir ton brevet de pilote, une nouvelle qualification ou tout simplement en fonction du regard des autres…

Tes états d’âme passent du chaud au froid en fonction des regards, des mots, des murmures des autres pilotes et des instructeurs, à l’aérodrome, et aussi, en fonction de tes proches, de leurs encouragements, de leur desinteressement ou, le plus courant, de leurs inquiétudes , de leurs remarques soulevant le doute sur tes capacités à atteindre ton objectif : devenir commandant de bord ou bien de ton égoïsme (Comment oses-tu penser (enfin ^-^) à toi?).

Si tu es un pilote expérimenté, tu es bien vu des autres pilotes de ton club. Tu maîtrises la bête : ta machine, tes tours de piste, les circuits autour de l’aérodrome, la masse d’air. (Petite digréssion : tu es un pilote expérimenté que tu sois au lycée ou à la retraite, l’expérience s’acquiere par la qualité de tes vols et par ton nombre d’heures de vol quand il commence à etre conséquent.)

Et si, un jour, pilote expérimenté, tu as un incident… Des exemples ? Tu fais une casse machine, tu fais peur à un autre, tu vas peut-être avoir un breafing avec un instructeur, un vol de contrôle, une réunion de recadrage, une commission de sécurité ou une enquête du BEA si l’incident est devenu un accident. Et, là, le regard des autres changent et peut devenir très (trop pensant).

Quelque soit ton statut de pilote : élève, pilote expérimenté, compétiteur, salarié, membre du bureau…

Quelque soit ton sport aérien : avion, ULM, planeur, deltaplane…

Tu es assujetti au regard des autres.

Oui, comme moi, tu es un être humain et tu n’es pas seul à voler. Nous faisons tous les deux parti d’un groupe, celui de notre aéro-club, sur notre aérodrome, et plus largement, nous faisons parti de la grande communauté des pilotes.

Alors, le regard des autres, nous y sommes tous confrontés. Toi, moi, tous les pilotes passés, futurs et à venir.

Même les présidents de club qui peuvent être très largement contredit, qui peuvent être boycottés…

Même les formateurs d’instructeurs , qui peuvent se prendre des remarques cinglantes par des personnes qui s’auto proclament compétentes pour juger des formateurs de FE…

Le regard des autres prend plusieurs dimensions dans l aéronautique de loisirs (avion 4 places, ULM, planeur). Il est bien question ici du regard des autres et non pas du regard que tu portes sur toi-même, très souvent, justement, alimenté par le regard des autres.

A l’intérieur de toi…

Je t’ai déjà parlé de ce qui se passe en toi, de ce dialogue qui peut te couper les ailes :

– quand ton apprentissage est trop long ou quand tu n’éprouves plus de plaisir à voler et que, de ce fait, tu es de plus en plus démotivé

– quand une remarque ou plusieurs évènements répétés te font douter de tes compétences, de tes ressentis et que tu perds confiance en toi

A l’aérodrome

Qui te regarde à l’aérodrome ?

Les autres membres de ton aéro club: les autres pilotes, les instructeurs.

Il y a aussi les autres pilotes de l aérodrome. Mais, c’est peu fréquent. Je n’en parlerai donc pas ici.

Elève pilote : comment oser te lancer alors tu ne connais rien à l’aéronautique + tu ne connais personne ?

Mettre un premier pas dans l’aéronautique peut-être surprenant, destabilisant, grisant ou intimidant, voir même, un peu de tout cela à la fois ou tu peux éprouver de la joie, de la timidité, de la gêne, des doutes sur quelques jours.

Je te dresse le tableau

Tu n’as jamais piloter… Toi, commandant de bord, c’est un rêve, une envie folle qui se réalise. Voler de tes propres ailes, comme un aigle majestueux… Etre libre comme tous les oiseaux, décider seul de là où tu vas… Faire le tour des cumulus, de ces grandes boules de coton ouauteuses mais si fugace, si légère que vu de près, ce n’est que de la brume, comme le fog londonnais, grosse purée de pois opaque, mais comme même vaporeuse…

D’ailleurs, à ce jour, tu n’as fait qu’un vol, c’était ton vol d’initiation… Et, tu n’avais pas tout compris, tant au jargon des pilotes, qu’au fonctionnenement de la machine qui t’a embarqué, que ce soit un avion, un ULM ou un planeur.

Et, là, tu fais face à la porte de laéroclub. Tu l’as poussé, tu à eu le courage de t’inscire, pour que ton rêve devienne réalité.

Déjà, félicitations ! Tu as fait un premier pas que peu ose faire. C’est déjà courageux.

Oui mais…

Oui, les autres pilotes ont tous un bon niveau.

Tu as l’air nul…

Un instructeur te fait une remarque desobligeante, ou, pire, une remarque que tu ne comprends pas, parce qu’il s’adresse dans le jargon aéronautique, ou, pire, il ne te dit rien, aucun mot pendant le vol, aucun débriefing, même en osant lui poser plein de questions…

Tu peux aussi te sentir seul et juste entouré d’expert, alors que ce n’est qu’une impression de ta part.

Pilote expérimenté : quel hic peux-tu rencontrer ?

Pilote volant depuis plusieurs année, tu peux te sentir juger si :

  • Tu ne voles pas assez, selon les autres.

  • Tu as déclencher un incident. (Des exemples ? Tu fais une casse machine/ Tu fais peur à un autre/ Tu vas peut-être avoir un breafing avec un instructeur, un vol de contrôle, une réunion de recadrage, une commission de sécurité ou une enquête du BEA si l’incident est devenu un accident.)

  • Tu t’es fait peur seul et que tu n’oses pas retourner voler.

Et, là, le regard des autres changent et peut devenir très (trop pensant),

Et bien d’autres cas de figures…

Il y a bien sûr le cas où tu veux devenir pilote professionnel, quand ton instructeur ne croit pas du tout en toi…

Le must ?

Quand tes parents ne savent même pas quels sont les métiers aéronautiques de base, à part d’être commandant de bord d’un gros charter ou pilote dans l’armée de l’air. Oui, l’inspiration du fameux film « Top Gun » est encore dans les esprits de tout le monde.

Tu peux aussi être pilote dans un club de parachutistes ou pilote remorqueur de planeur. Tu peux être instructeur dans un aéroclub.

Cassandre

Quand tu prêches dans le vide en disant que certaines pratiques ne sont pas du tout sécuritaires, comme Cassandre, lors de la guerre de Troie, et que personne ne te croit. Au contraire, tu passes pour le rabat-joie de service. Le vieux chnoque, même si tu as 25 ou 35 ans. Tu te sens alors seul au monde. Comme sur une île desserte ? Oui, c’est tout à fait cela.

En quittant la planète aéro, de retour sur Terre, avec tes proches et tes collègues de travail

Et, oui, un jour ou l’autre, il faut bien que chacun d’entre nous revienne à son quotidien !

Même les pilotes professionnels ont une maison, des amis, des collègues de travail. Même eux subissent le regard des autres.

Le plus difficile des regards…

Il s’agit des premiers regards de l’entourage quand une personne se lance dans le pilotage.

Le regard des proches de l élève pilote peut le porter ou littéralement l’assassiner…

… Et l’empêcher d accomplir son rêve de devenir commandant de bord : « Comment, toi ! Tu veux devenir pilote ! Mais ! Tu rêves ! Ce n’est pas à ta portée, voyons ! »

Il faut du courage pour certains de franchir la porte d un aeroclub, que ce soit planeur, avion ou ULM

Les regards par la suite

Tes proches soit s’habituent, et donc sont rassurés, parce qu’ils ont réussi à te mettre dans une case, soit ils continuent l’usure.

Conseils pour être centré sur soi et avoir plaisir à voler…

Quand il y a un doute, y a pas de doute ?

La meilleure façon de savoir s’il y a un vrai problème, c’est de vérifier.

Attention, je n’ai pas dit d’aller frapper tout le monde !

Malade, si tu as un doute sur ce que tu as, tu vas voir un médecin. S’il ne te guéris pas, tu vas faire un tour sur Internet. Puis, tu vas revoir un autre médecin, pour avoir un autre avis.

Tu as un doute sur l’avis qui t’es donné ?

Vas chercher des informations à d’autres sources : Internet, un autre expert (ici un médecin).

Avant de te remettre entièrement en question sur l’avis d’un instructeur, vole alors avec un second instructeur. Et attends de voir s’il te fait les mêmes remarques. S’il ne te dit rien et que tu es encore emplit de doutes, pose lui la question directement.

Si tu viens de faire, en avion, un passage vertical de l’aérodrome, que tu as un ULM en final et que l’avion largueur des parachutistes vient d’annoncer à la radio : « largage », ne cherche pas midi à quatorze heures. Tu viens de merder, soit sous l’effet d’un pet, d’un effet de tunnelisation ou parce que tu as vraiment envie de réussir un challenge complètement débile qui a failli coûté la mort à plusieurs personnes, au minimum.

Fais une pause !

Reviens à toi

Mets ton téléphone en mode hors connexion et ferme les yeux.

Concentre-toi.

Pourquoi voles-tu ?

Qu’est-ce qui te plaît le plus quand tu voles ?

Contempler les nuages et découvrir ta région en prenant sacrément de la hauteur ? Te sentir privilégier d’avoir le ciel comme horizon ?

Ou bien de foncer tête baissée à toute vitesse ? Te mesurer à toi même (par rapport à la dernière fois où tu as fait ce circuit) ou te comparer aux autres de ton club ou dans ta région voir même dans ton pays ?

En ce moment (j’insiste sur le « en ce moment », car tes envies peuvent changer d’une année sur l’autre), tu es plutôt pilote rêveur ou pilote fonceur ?

Fais une nouvelle analyse

OK. Maintenant que tu es bien revenu à toi, observe la situation d’un oeil nouveau, sur ton entourage, sur ce que tu sens du regard des autres.

Regarde de ton côté :

  • Es-tu fatigué ou hyper sensible en ce momet, ce qui pourrait expliquer que tu réagisses au quart de tour pour quelque chose qui, d’habitude, ne t’atteind pas ?

  • Es-tu irréprochable ? As-tu été diplômate ou, au contraire, as-tu sauté à la gorge de l’autre ?

  • Comment te sens-tu ?

Regarde l’autre :

  • Est-ce qu’il y a vraiment des reproches qui t’ont été formulé ?

  • Est-ce qui s’est vraiment passé, en mettant les faits les uns après les autres ?

Autorises-toi à être toi-même

Il faut bien commencer un jour.

Et, ce jour, c’est aujourd’hui !

Alors, autorise-toi à être toi-même.

Alors, autorise-toi à être toi-même.

Oui, oui, j’ai bien écrit deux fois la même chose.

Si tu souhaites être pilote et que tu attends l’accord de quelqu’un d’autre pour apsser à l’action, tu fais vraiment mauvaise route.

C’est vraiment l’une des grandes leçons de vie que m’a appris l’aéroanutique : Pour concrétiser tes objectifs ou changer quelque chose, fais le toi-même et le plutôt au mieux.

C’est-à-dire ?

Fais-le maintenant, au moins le premier pas !

N’attends pas le moment idéal, il n’existe pas.

Commence par un premier pas.

Dans tous les cas, tu seras critiqué. Que tu agisses ou que tu ne fasses rien, il y aura toujours une personne pour te faire une remarque/ une critique. Au pire, tu seras toujours assez grand pour te donner des remarques toi-même.

La critique, qu’elle soit positive ou négative, est inévitable !

Sers-t-en pour progresser et limiter tes erreurs.

Les erreurs font partie du processus de l’apprentissage. A partir, de celà, les résultats peu probants ou négatifs ne s’appellent pas des erreurs, mais : des résultats peu probants ou négatifs.

La seule vraie erreur est celle de ne pas capitaliser sur son vécu, ni sur celui des autres.

Conseils pour interagir avec les autres et garder plaisir à voler…

Dans tous les cas de figure, je te conseille fortement te réagir avec au moins une nuit de sommeil, en étant plus reposé et disponible au dialogue.

Bien sûr, il s’agit d’un conseil général. Il y a des cas particuliers, en fonction de ton corps et en fonction de celui de l’autre.

Rassure les autres !

L’autre veut avant tout être rassuré.

Ton interlocuteur, surtout dans le monde ordinaire, surtout quand tu quittes l’aérodrome, a besoin d’être rassuré.

Quand il te dit : « Comment, toi ! Tu veux devenir pilote ! Mais ! Tu rêves ! Ce n’est pas à ta portée, voyons ! », plusieurs choses peuvent être sous-jacentes :

  • Comment toi, cher lecteur, peux-tu oser vouloir vivre ton rêve de devenir pilote ?

  • Comment oses-tu penser à toi ?

  • Comment vas-tu trouver l’argent alors que tes proches aimeraient aussi faire plus de choses pour eux ?

  • Comment vas-tu concilier ta vie de famille et ta vie professionnelle, déjà bien chargées ?

Alors, reformule précisément les inquiétudes de tes proches.

Et, rassure-les tout simplement !

Et, surtout, autorise-toi à vivre ta vie de pilote et prends soin de toi.

Tu as besoin de l’approbation des autres, surtout de ton entourage, comme de tes parents ou de ta moitié. Et, c’est tout à fait compréhensible.

C’est d’autant plus vrai lorsque l’on souhaite faire quelque chose de non-conventionnel, comme de devenir pilote.

Cependant, garde à l’esprit que ton propre entourage peut te mettre des bâtons dans les roues.

C’est réellement pénalisant.

Dans ce cas, ne compte que sur toi et sélectionne de nouvelles personnes qui croient en toi. Cela peut prendre du temps, mais, c’est grisant par la suite.

Si la situation relationnelle se dégrade : C’est de la faute de qui ? Qui est le coupable ?

Nous avons tous en chacun de nous des capacités inestimables et que nous sous-estimons tant que nous n’avons pas eu à faire à une situation dramatique, d’urgence ou qui nous a fait très peur.

A nous d’activer ces capacités, de les découvrir, de ne pas donner notre pouvoir à quelqu’un d’autres.

Ne cherche pas (forcément) le coupable.

Je t’en avais parlé dans un autre billet de ce blog , en te parlant d’un vol qui m’avait miné et qui m’a fait claqué la porte d’un aéro-club et du monde aéronautique en général pendant plusieurs année.

Si tu as un incident avec un tiers à l’aérodrome, comme moi, ne cherches pas forcément le coupable.

Laisse passer une nuit de sommeil au minimum.

Je te recite un extrait de ce vol miteux avec un instructeur :

« Tout est de la faute de l’instructeur ? Ben non, mon ego aussi a été touché.

Cet instructeur ne faisait quasiment pas de debriefing. Il le faisait au coup par coup au sol, en petite touche.

Pas besoin de chercher un coupable.

Pas besoin de chasse aux sorcières.

Nous sommes dans l’humain, dans l’apprentissage, la communication et les échanges.

La gestion du stress, en vol ou au sol, ça s’apprend.

Pour ça, pour déjà savoir qu’il est fortement recommandé d’apprendre à gérer son stress, rien de tel que l’expérience.

Ce vol, finalement, n’est pas si terrible au niveau des conditions météo. Des années plus tard, j’ai décollé seule et sereine dans de telles conditions en restant bien évidemment en local du terrain (voir au dessus, mais toujours au vent du terrain).

Des expériences comme ça…

Ça fait partie de l’école de la vie et de l’école ou de la formation continue des pilotes. »

Cherche à changer ta posture pour te placer en leader

Au moins en leader de ta vie.

Et, si, nous nous posions, toi, cher lecteur, et moi, les bonnes questions envers nous-mêmes.

Si la situation des relations aux autres est vraiment dégradée, plusieurs solutions s’offrent à nous.

Tu veux en savoir un peu plus ?

Ok, je capitule, je te donne deux exemples, sous forme de deux courts mantras, histoire de varier la lecture de cet article ^-^.

1- Arrête de fréquenter l’aéroclub où tu es.

Que tu sois pilote, bénévole, instructeur ou salarié.

Ta santé psychique et moral ne vaut pas le coup de se frotter à des personnes toxiques. Le mieux, c’est de s’extraire d’un environnement toxique.

2- Change de posture en montrant que tu n’as pas peur.

Je sais, c’est bizarre comme conseil, mais toi seul peux t’aider. Arrête d’avoir une posture de victime ou simplement de personne ayant un problème d’estime d’elle-même. Carre les épaules ! Regarde doit devant toi !

Joue sur l’autodérision.

Rajoute une couche quand l’autre te dit que tu n’es pas un bon pilote ou que ton travail est nul. S’il ne le formule pas, mais que ses actes traduisent cela, dis le à voix haute.

Cela retourne la vapeur et tu prends le contrôle de la situation, car tu parles. Tu reprends ainsi le pouvoir.

Je peux t’aider avec plaisir, en t’accompagnant.

Changer de posture te permettra de ne pas tomber dans le cercle vicieux Victime-Bourreau-Sauveur ou permettra, justement, d’en sortir.

Fais un pas de côté

Apprendre à te détacher.

Lâche prise.

Respire.

Médite.

Focus-toi sur les autres pans de ta vie.

Certaines anicroches ne méritent pas de perdre de l’énergie dedans.

En bref

En quelques mots, dans cet article, je t’ai dit que tout un chacun dans le monde de l’aéronautique pouvait êter concerné par le regards des autres (que tu sois un élève, un pilote expérimenté, un membre du conseil d’administration, le président ou le gérant d’un aéro-club, un salarié ou un entrepreneur), que ce soit en l’air, au sol, à l’aérodrome ou chez toi.

Bien sûr, il y a différents scénarii possibles, mais les conseils pour gérer le regard des autres sont applicables dans quasiment toutes les situations, soit te changeant sur toi-même, soit en interagissant avec les autres.

Ainsi, si une chose/ un sentiment/ des mots/ des comportements de personnes du monde aéronautique (et même en dehors) te gêne, je t’encourage vraiment à passer à l’action !

Applique au moins un conseil de manière à obtenir un progrès. Lequel ? Au moins celui qui vise à croiser les informations, à demander confirmation à d’autres personnes, en sortant par exemple de ta solitude, ou bien, en devenant plus offensif, si la situation le nécessite, en jouant par exemple sur l’auto-dérision.

Tu sais, tu en tireras beaucoup de plaisir, comme d’avoir crever un abcès ou de t’être rendu compte que tu t’es fait des films tout seul parce que les autres pilotes te trouvent droit dans tes bottes et que tu n’as rien à te reprocher.

Si tu as aimé cet article, merci de le partager (Facebook, LinkedIn, email…)

Maintenant, à toi de jouer !

Pour finir…

Pour finir sur le challenge de Sarah, c’était de répondre à la question « Comment les pilotes géraient le regard des autres ? », avec un oeil aéronautique. J’ai donc relévé et gagné ce pari avec l’article que tu viens de lire ^-^.

Cet article participe au carnaval d’articles (plusieurs blogueurs écrivent sur un même thème) proposé par le blog Multipassionnés Épanouis sur le thème “Comment gérer le regard des autres ?“. C’est un blog qui accompagne les personnes multipassionnées, multipotentialistes, scanners à se construire une vie épanouie qui leur permet d’être TOUT ce qu’elles veulent être. J’ai particulièrement aimé les conseils donnés dans cet article : « Pourquoi tu devrais mener plusieurs projets en même temps » !


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Ailodie

Je m'appelle Ailodie. Pilote planeur depuis 2002, je suis aussi élève pilote ULM. Coach, auteure de livres sur ce qui vole et artiste peintre, je ne suis ni instructrice, ni compétitrice. J'ai découvert le plaisir de partager avec : d'autres pilotes, des pilotes faisant leurs premiers vols et leurs proches. Mère de deux enfants en bas âge, ce qui vole est ma passion au quotidien. C’est pour cela que j'ai fondé " Des ailes pour rêver " : mettre à ta disposition tous les conseils, techniques et astuces éprouvés pour concrétiser tes rêves d'évasion dans les airs, seul ou en compagnie de tes proches. Sans te prendre la tête, pas à pas et sereinement.

Cet article a 1 commentaire

  1. Hello Ailodie !
    Merci pour cet article très intéressant qui m’a en plus fait découvrir le monde de l’aéronautique !
    (J’avoue que je ne le connais pas du tout, donc je n’ai pas tout compris à tes exemples )
    J’aime particulièreemnt le fait que tu nous montre bien qu’on peut être confronté au regard des autres qu’on soit débutant ou expérimenté ! Parce que c’est vrai que parfois on vit dans l’illusion que quand on sera « meilleur » (ou un pro) on n’aura plus ce problème. Donc c’est cool de nous le rappeler !
    Merci pour cet article et oui, défi relevé !

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