Pilote : pourquoi la méthode SMART ne fonctionne pas en aéronautique ?

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Tu t’es déjà demandé quel est le secret de de ces gens qui sont brevetés très rapidement en avion ? Et le secret de ceux qui explosent leur formation : comment obtiennent-ils si rapidement leur qualification d’emport passager en ULM ? Comment volent-ils plus en planeur  ? Bref, comment, toi, tu peux réussir plus facilement ?

Tu as plein de choses à faire et tu as envie de réaliser ton rêve aéronautique. En plus, tu as quelques idées, mais tu as déjà passé pas mal de temps sur Internet et en discussion…

Et si c’est une perte de temps ? Et si tu n’y arrives pas ? Avion, ULM, planeur, c’est compliqué !

Et s’il y a trop d’obstacles sur ta route, que tu choisisses le vol moteur ou le vol libre.

Écrire la méthode SMART ?

Et si on essayait ensemble de voir ce que cela donne ?

Andiamo !

Oui, et non, pourtant tu croises ce conseil partout…

Pour réaliser un rêve ou une envie, commence par l’étape 1 : c’est à dire de dérouler un plan d’action très précis. patati et patata !

Non, je ne perds pas la boule ?!

Un plan d’action, c’est bien. Sérieux, oui, c’est bien. Mais c’est sur le long terme !

Quand tu t’inscris dans un aéroclub pour être pilote, tu vas pas écrire la formation de pilote ?! Tu payes ta formation, tu es assidu, tu appliques et petit à petit tu prends tes marques, tes aises et tu réalises vraiment que tu comprends ce qui t’entoure, que tu voles de plus ou plus seul. Et après, tu voles tout seul !

Je te propose une vision plus souple. Une façon de faire entre « je ne fais rien, j’attends » et « je réinvente la roue « /  » je reste figé dans un plan d’action « .

Oui, la souplesse est importante dans la vie.

Alors, mon conseil le second conseil le plus important de cet article : ai une ligne directrice mais laisse de la place à l’ouverture, à l’improvisation.

Oui, tu peux rentrer des coïncidences, des opportunités, qui pourraient être des sacrés raccourci sur ta feuille de route.

Alors, un plan d’action, si tu le souhaites, mais lève ton nez dehors pour vérifier ce que tu vis, qui tu rencontres, ce que tu voies.

Surtout, aies/ écris/ dessine au moins les premières marches pour réaliser ton envie/ ton rêve/ vivre l’expérience que tu souhaites.

Troisième conseil : optimise ton temps en conduisant, en écoutant des podcasts par exemple.

Gagne du temps, en te formant. Dépense de l’argent en livre, en formation en e-learning, en te faisant coacher. Oui, ça a un coup numéraire, mais combien de temps et d’énergie vas-tu gagner ?

Et tu fais plus précis !

Oui, je sais, c’est du dit, redit et reredit. Et pourtant…

Tu sais que tu es très “smart”, toi ?

Smart, ça veut dire intelligent, en traduisant littéralement le mot de l’Anglais au Français. C’est aussi l’acronyme pour une méthode

Pour un objectif à atteindre, le terme SMART peut correspondre aux indicateurs suivants

Quel est déjà cet objectif que l’on souhaite définir ?

Spécifique (anglais : Specific) : Un objectif spécifique doit être en lien direct avec le travail de la personne chargée de réaliser l’objectif : il doit être personnalisé. Par ailleurs, un objectif peut être également qualifié de simple car il doit être simple à comprendre, clair, précis et compréhensible par la personne pour que celle-ci soit efficace car la complexité ralentit l’action. De plus, il doit être compréhensible également par tous pour que l’objectif ait une légitimité aux yeux de tous.

Mesurable (anglais : Measurable) : Un objectif mesurable doit être quantifié ou qualifié. Pour réaliser un objectif, la définition d’un seuil est nécessaire afin de savoir quel est le niveau à atteindre, la valeur de la mesure à rencontrer. Il n’est pas possible de choisir un objectif que l’on ne peut quantifier ou qualifier par souci d’évaluation des moyens nécessaires pour l’atteindre.

Acceptable et Ambitieux (anglais: Acceptable and Ambitious) : Un objectif acceptable est un objectif suffisamment grand, ambitieux pour qu’il représente un défi et qu’il soit motivant. Par ailleurs cet objectif doit être atteignable et donc raisonnable favorisant ainsi l’adhésion des participants à ce dernier. Ainsi, l’objectif sera plus facilement accepté par chacun des acteurs.

Réaliste (anglais : Relevant) : Un objectif réaliste est un objectif pour lequel le seuil du réalisme est défini. C’est-à-dire un niveau pour lequel le défi motivera le plus grand nombre de participants et évitera au mieux l’abandon de certains participants au fur et à mesure de la progression de l’objectif.

Temporellement défini (anglais : Time-bound) : Un objectif temporellement défini est délimité dans le temps : une date butoire avec, éventuellement, des dates intermédiaires. L’objectif doit être clairement défini dans le temps par des termes précis comme « d’ici 3 mois » et non pas par des termes flous comme « le plus rapidement possible ».

Il existe une multitude d’indicateurs mais ceux-ci sont les plus utilisés dans les domaines du marketing et du management.

Pour conclure, l’utilité d’un indicateur SMART résulte de la précision de l’objectif fixé. En effet, si l’objectif visé est trop vague il n’est pas possible de vérifier s’il a été atteint. Il faut donc prendre le temps de bien formuler en groupe ou avec d’autres personnes chargées du projet ses objectifs pour que la mise en place des indicateurs SMART soit la plus optimale possible.

Les limites de la méthode SMART

Non prise en compte de l’entourage et manque de clarté de la définition de l’objectif, mais on va aborder ensemble les différentes dimensions manquantes dans cet article.

La méthode SMART est donc bien pour commencer à établir un plan d’action, mais pas pour élaborer le plan d’action définitif.

Les grandes étapes sont à définir

Réfléchis dans les grandes lignes.

Quelles sont les grandes étapes que tu as besoin de franchir pour t’approcher de ton objectif ?

Par exemple, si tu veux piloter un hélicoptère radiocommandé, commence par un appareil volant beaucoup maniable. Si tu n’es pas au courant, un hélico nécessite beaucoup de finesse de pilotage. Pourquoi ne pas commencer par un bon vieil avion très robuste déjà construit si tu es plutôt impatient de nature ?

Pourquoi ce choix ? Pour deux raisons.

Premièrement, tu n’auras pas la construction à faire et donc, si tu n’as jamais manipuler de balza de tes mains, tu es sur que ton premier modèle réduit est sûr de voler. Deuxièmement, choisi un modèle robuste. Si tu craches plusieurs fois ton avion, tu as plus de probabilité de continuer à apprendre à t’en servir… Et ainsi à continuer sur le chemin de la réalisation de ton rêve !

Repère bien les points de passage importants.

Pourquoi ? Pour fêter l’évènement, pardi ! Un resto, un apéro avec tes proches, un petit tour en ville pour faire quelques dépenses plaisir, etc.

Cela peut te paraître surprenant, à première vue. Et, ça l’est. Et cette astuce là est très très importante.

Quand tu gravis une montagne de 1000m au-dessus de ton point de départ initial, et que tu es à 500m, tu as fait 50% du chemin. Fais une pause, reprends ton souffle et applaudis-toi ! Comme les enfants qui se disent eux-même bravo quand ils sont fiers d’eux.

Pour en revenir à l’établissement de ton plan d’actions, garde une règle d’or en tête : réussir à atteindre ton objectif relève de nombreux facteurs.

Bof, ça t’emballe pas et pourtant… c’est le B.A.BA des pilotes !

Les check-lists sont un des plus grands inhibiteurs de stress. Utilise-les autant que possible !

Elles vont te permettre de faire ta prévol (vérification de la machine avant le décollage), ainsi que plein d’autres choses.

Pourquoi ne pas en concevoir une sur la façon de préparer un vol ? Et, une autre sur comment de préparer avant de monter dans un aéronef ou pour aller faire décoller ton modèle réduit ?

Si cela te paraît farfelue, ça ne l’est pas aux yeux de grands champions ou de pilotes expérimentés qui sont tout le temps accroché à la base des nuages, quand la majorité des autres pilotes sont au sol parce qu’ils ont décidé de ne pas voler dans le cas du vol moteur ou bien parce qu’ils n’ont pas réussi à rester en l’air, dans le cas du vol libre (planeur…).

Regarde, voici la check-list que j’utilisais lors de mes débuts de pilotage en planeur, pour préparer mon sac de vol. Non, non, je n’ai pas marqué sac à main, mais bien un sac à part, un vrai sac de vol.

Alors, j’avais noté :

– chapeau (bob en été et bonnet en hiver)
– lunettes de soleil
– crème solaire
– boisson

De toi à moi, si tu veux faire du planeur, laisse tomber les sodas ou les boissons à bulles, ça explose dans le planeur en vol. Du coup, tu n’as plus rien à boire + tu es gluant de sucre + tu dois tout nettoyer une fois posée. Je n’ai jamais cette erreur, mais un autre pilote l’a expérimenté sous mes yeux. 😉

– encas

Là aussi, il y a des trucs à savoir. Le chocolat, laisse tomber, ça fond sous la verrière en plein soleil. Les raisins secs, d’après un collègue, peut faire courir très vite aux toilettes une fois posé. Les compotes à boire et les barres de céréales sont des valeurs sûres.

– carte aéronautique (obligation réglementaire)

– ma fiche de vol déjà préparé hors saison (même pour des runs en local, c’est motivant si le temps permet de voler longtemps)

– mon téléphone
– chaussettes chaudes en début de saison (voler avec des pieds gelés, c’est très très désagréable)

C’est vraiment tout bête, mais ça évite les mauvaises surprises.

Si le matin, tu dois te préparer en catastrophe parce qu’une de tes graines de pilotes a fait l’andouille et que tu as dû le soigner, tu sais que tu as tout pour voler et passer un après-midi tranquille pour toi, si tu as pris ton après-midi pendant que l’école prend soin de tes petits. Parent indigne ! 🙂

A toi, quelle check-list pourrait préparer ?

Des exemples ?

Ailodie, c’est bien ton baratin, mais tu peux être un peu plus précise et explicite ?

Bien sûr, avec grand plaisir !

Une envie/ un rêve en aéronautique

Tu veux voler ? Ok.

Tout seul ou accompagné ?

Pour voyager avec d’autres ou pour un challenge par rapport à toi-même.

Commence déjà par définir tes propres objectifs !

Je dis bien tes propres objectifs, pas ceux d’autres pilotes ou ceux de tes proches. Qu’est-ce que tu aimerais vraiment réaliser ?

Et, dans l’idéal ?

Ne te freine pas tout de suite. Marque sur une feuille de papier, là, tout de suite, ce qui te fais rêver.

Laisse ton imagination aller. Nous parlerons du reste au prochain secret. Ce livre est et reste une méthode étape après étape.

Tu sais, un rêve, ça ne se réalise pas forcément dans les 3 mois à venir, ni même dans l’année en cours. Un rêve, ça peut être un objectif sur plusieurs années voir à long terme.

Reprends alors ta feuille de papier et sois honnête avec toi-même…

Ton rêve, ton objectif, c’est…

Si c’est de voler plus, tu trouveras des pistes ici :

Fais un tour d’horizon de ton champs des possibles

Voler, ce n’était pas que dans une machine volante, tu peux aussi le faire sur simulateur (via ton ordinateur, ton smartphone ou via une console de jeux) et au travers de modèles réduits ou de drones.

Donc, ne pars pas forcément bille en tête de voler sur un avion 4 places par exemple. Ce sera à valider en fonction de ton budget. Peut-être que le planeur sera un meilleur choix si pour toi le budget est une contrainte.

Garde toujours à l’esprit que nombre de pilotes, au sens large du terme, font du modélisme, puis peuvent être pilote commandant de bord (planeur, avion, ULM) puis faire du simulateur, tout cela tout au long de leur vie.

Toutes ces pratiques ont un socle commun : voler !

Ainsi, la fin d’un certificat médical permettant d’être commandant de bord ou bien un manque de temps ou d’argent est simplement le début d’une reconversion d’une carrière de passionné de l’air, si je puis m’exprimer ainsi ! ^-^

Ton rêve devient maintenant un objectif ! Passons donc ensemble au crible chacune des grandes familles de pratique de chatouiller les nuages. Attention, décollage immédiat !

Avec Smart

c’est très très agréable de récolter les fruits d’un travail acharné.

Attention, des objectifs mal fixés amènent à l’abandon ou à la dépression.

Ce n’est possible d’être pilote de ligne en un an sans rien connaître avant de l’aéronautique par exemple, ni construire un modèle réduit de ses propres mains en une journée.

reprendre un exemple réaliste d’objectif

puis conclure par : c’est un objectif spécifique et mesurable (parce que XXX), accessible et réaliste (en faisant ceci et cela) et avec une date définie. C’est le genre d’objectif qui est en général atteint car la motivation est forte et les images de la visualisation (de l’objectif atteint) sont très précises.

Le hic souvent en aéronautique ?

Une fois que le brevet de pilote est atteint, quel autre objectif ? Les instructeurs sont beaucoup moins disponibles et pour faire quoi?

Et une fois que je sais voler sur toutes les machines du club, je fais quoi ?

En bref…

Les objectifs sont des machines à démotiver. 

Parce que toi et moi avons un but en tête, mais pas de plan pour y arriver.

Ou que ton plan ne tient pas compte que ton entourage. Tu en trouveras des exemples ici :

Les habitudes journalières SONT le plan.

Je t’encourage vraiment à passer à l’action !

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Ailodie

Je m'appelle Ailodie. Pilote planeur depuis 2002, je suis aussi élève pilote ULM. Coach, auteure de livres sur ce qui vole et artiste peintre, je ne suis ni instructrice, ni compétitrice. J'ai découvert le plaisir de partager avec : d'autres pilotes, des pilotes faisant leurs premiers vols et leurs proches. Mère de deux enfants en bas âge, ce qui vole est ma passion au quotidien. C’est pour cela que j'ai fondé " Des ailes pour rêver " : mettre à ta disposition tous les conseils, techniques et astuces éprouvés pour concrétiser tes rêves d'évasion dans les airs, seul ou en compagnie de tes proches. Sans te prendre la tête, pas à pas et sereinement.

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