Pilote : Pourquoi être détendu en vol te permet de voler plus ?

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Tu sais, il n’y a pas que des pilotes qui veulent foncer, qui ont envie de plus, toujours plus et encore plus…

La plupart des pilotes, qu’ils soient des pilotes privés, des pilotes ULM ou de planeurs, volent surtout pour leurs plaisirs.

(Je t’en parle plus en détails dans cet article ci dessous, mai, ce n’est pas de cela dont je voulais te parler… Je m’égare un peu ? Désolée…)

Là, tout de suite, maintenant, dans cet article, j’aimerais :

  • Te faire découvrir une valeur / sensation très importante dans l’aéronautique de loisirs, que nombre de pilotes oublient. Moi y compris, des fois, mea culpa, quand je suis en mode « couteau entre les dents », que je ne veux faire que voler, voler et encore voler et que je n’arrive pas assez vite à obtenir mes qualifications, les vols que je veux faire…

  • Introduire une qualité très importante… La quelle ? Je te laisse la découvrir en lisant mon vol. Cette qualité se perd tellement en ce moment où tout doit être prêt tout de suite…

Le tout en te faisant un retour d’expérience d’un vol en planeur où j’ai pris une décision contre intuitive.

Tu es pilote ULM ou avion, en pars pas en courant !

J’ai écrit un de mes vols en planeur et non en vol moteur exprès pour illustrer ce que je veux partager aujourd’hui avec toi.

Le vol libre va te permettre d’autant plus de prendre du recul dans ton quotidien de pilote, parce qu’en tant que pilotes, nous avons tous nos petites manies, n’est-ce pas ? ^-^

D’ailleurs, pourquoi je te parle de tout cela ?

Patience… ^-^

Je t’en parle dans cet article…

Par une journée « magnifiquement volable »…

Il y a des cumulus partout !

(Monsieur et surtout Madame Tout le Monde râle parce que ce n’est pas un beau ciel bleu… Les nuages empêchent de bronzer tranquillement, tu comprends…)

C’est décidé !

Je pars au terrain !

J’ai vraiment envie de voler…

Je vois les nuages, et génial « de la balle », ce gros nuage !

La base des cumulus est vraiment plate, et il y a quelques signes ici et là que ça « pompe » dur (= qu’il y a beaucoup d’ascendances).

J’aimerais déjà être au terrain…

Je m’y vois déjà.

Peut-être que…

« Mon » planeur m’attendra devant la le hangar, porte ouverte, et qu’il sera prêt pour moi…

Ou mieux, qu’il sera déjà en piste…

Une envie folle d’aller glisser sur l’air, à la base des nuages…

J’arrive

Les mecs, je vous adore !

Je parle bien évidemment des hommes pilotes de mon aéroclub.

Ils savent que je suis une férue et quand je suis dans une année « couteau entre les dents », ils savent très bien que je viendrais après le boulot (je travaille des fois seulement le matin), qu’il pleuve, qu’il vente ou qu’il neige…

Pourquoi je disais : « Les mecs, je vous adore ! » ?

Parce que ledit planeur…

« Mon » planeur est déjà en piste…

Histoire de routine

Je vérifie le parachute, la batterie…

Je fais le tour du planeur.

Je m’installe.

Je discute avec ce qui se passe avec ses pilotes qui ont déjà flirter avec les nuages.

Mon corps est présent, mon cœur est déjà en l’air.

Mon esprit et peut être mon âme sont déjà en train de s’élever tout doucement.

Petit Oiseau volant en virevoltant dans les airs…

J’appelle un élève

Nous poussons tous les deux le planeur à la main.

Nous le mettons en piste comme nous disons de notre jargon l’avion se place devant nous mon aide attache le câble du remorqueur ( l’avion qui va notre actif ne tracté) à mon planeur.

Je suis prête.

Au taquet !

Parachute, Bob, lunettes, commandes vérifiées. Go!

Je lève le pouce en signe d accord.

Mon aide lève l aile basse du planeur, à côté de lui, à 8m de moi.

Le pilote remorqueur connaît bien le signe.

J’entends le moteur qui vrombit le planeur doucement avance emmener et tracter doucement par le petit coucou, notre avion remorqueur.

Cela fait 9 mois que je n’ai pas voler en planeur pur. (NB : ce récit date d’avaant la reglementation LAPL…)

Je faisais du vol en motoplaneur en attendant les beaux jours…

Cela fait quelques temps que je n’ai pas volé sur ce type particulier de planeur.

Mes sensations sont intactes !

Je n’ai rien oublié.

Mes réflexes de pilote planeur sont bien là aussi.

Je me sens bien un peu tendue.

Je vérifie ma position par rapport à l’avion remorqueur.

Tout est bon

100 m

200 m

300 m

500 m

Au dessus du terrain, en plaine.

Le planeur monte tout seul.

Il est dans une ascendance, une pompe.

Est-ce que je largue ?

Je veux être sûr de moi.

J’hésite à larguer.

Je décide de continuer, pousser par mon ange gardien.

Je patiente 650m.

Trop haut pour la majorité des pilotes.

Moi, je veux être confortable.

À 300m du sol, je dois commencer la procédure d’atterrissage.

Là, je veux être calme attentive et sereine.

Je veux prendre mon temps et de goûter l’instant présent.

J ai bien fait.

Je trouve une ascendance que j arrive à centrer vers 500m.

Comme j ai un peu de marge, je me suis sereine et détendue.

En paix.

Je me concentre pour monter calmement.

Je savoure en même temps l instant présent.

Cet havre de paix, ce moment privilégié qui s offre à moi.

Je monte au 7ème ciel…

Je grimpe.

J ai trouve mon ascenseur et il m emmené au paradis.

Je suis à 1200m au dessus de chez moi.

Je suis à la vertical. Vu de la lune ou d un avions de ligne, je suis chez moi et pourtant, je suis dans un autre monde.

Je suis dans mon jardin secret aérien.

 

 

 

 

J ai bien fait de me larguer à 650m contre 500 mètres habituellement…

Du coup, je suis détendue.

Je profite de ce moment et du voyage au il m est autorisé de faire.

Je vis dans un espace temps autre.

Hors du temps.

Hors de l espace.

Moment d introversion et de découverte du monde car en train de le contempler pleinement du haut de mes 1000m d altitude.

Je vois les nuages et leurs ombres sur cette terre qui m est si chère.

Si j arrête de râler au quotidien c est pour être sereine.

Après avoir goûter à cette expérience, il est raisonnable de tout faire au sol pour revivre cet état de sérénité au quotidien.

En bref

Dans cet article, j’ai voulu :

  • Te faire découvrir une valeur / sensation très importante en planeur : prendre son temps, le fait d’être hors du temps,

  • Te parler d’une notion très importante… Celle de la patience… Elle se perd tellement en ce moment où tout doit être prêt tout de suite…

Pour en revenir à ce beau vol…

J’ai largué 150m plus haut que d habitude, ce qui m a permis de voler 2h tranquillement. S

i j avais largué a 500m, j aurais pris cette première ascendance en étant plus tendue.

Aurais je réussi?

Si je m étais reposée, aurai je redecoller ?

Pour me larguer a 500m a nouveau?

Donc 1000m au lieu de 650m.

J aurais paye plus cher, j aurais perdu mon temps et j aurais été frustrée.

Quel dommage !

Je sais tour cela car j optais au début pour ces décisions.

Aujourd’hui, je prends mon temps et j essaye autant que je peux de profiter de l instant présent.

Un conseil que je peux te donner…

Notamment prends ton temps…

Quoique tu fasses !

En mettant son réveil 5 mn plus tôt.

En allant au travail en vélo.

Peu importe, prends on temps plusieurs fois dans ta journée…

Pour mieux supporter les bouchons…

Pour mieux profiter de tes enfant, de tes graines de pilotes, même s’ils crient…

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Ailodie

Je m'appelle Ailodie. Pilote planeur depuis 2002, je suis aussi élève pilote ULM. Coach, auteure de livres sur ce qui vole et artiste peintre, je ne suis ni instructrice, ni compétitrice. J'ai découvert le plaisir de partager avec : d'autres pilotes, des pilotes faisant leurs premiers vols et leurs proches. Mère de deux enfants en bas âge, ce qui vole est ma passion au quotidien. C’est pour cela que j'ai fondé " Des ailes pour rêver " : mettre à ta disposition tous les conseils, techniques et astuces éprouvés pour concrétiser tes rêves d'évasion dans les airs, seul ou en compagnie de tes proches. Sans te prendre la tête, pas à pas et sereinement.

Cet article a 2 commentaires

  1. Michel

    C’est courageux que de narrer cet épisode publiquement et de vouloir en faire une réussite. A-t-il été narré de même, si possible le jour même, au bar de l’escadrille ?
    Il serait intéressant de connaître également sur quelle chaîne signifiante s’est prise cette décision. Est ce de la prudence liée à l’apprentissage ou est-ce de la prudence liée à la norme? Le plaisir de la quiétude est-il réel ou sublimé par après?
    Tout est déjà dans l’article : le plaisir, y compris l’idée de prendre son temps lorsque nécessaire, y compris la relation fusionnelle à son aéronef, y compris la courtoisie machiste des hommes, y compris la différence entre un choix et une décision. Si les mots sont les mêmes c’est que les idées et les émotions sont justes.

    1. Ailodie

      Bonjour Michel,

      En écrivant cet article, je ne me suis pas posée toutes ces questions.
      J’ai juste montrer que voler cool et pour son propre plaisir, sans se mettre de stress, sans vouloir répondre automatiquement à l’usage de larguer à 500 mètres n’est ni une honte ni un phénomène inhabituel.
      Nous le faisons de temps à autre, là où je vole, là où je vais discuter avec les autres vélivoles de France et de Navarre.

      Je veux simplement montrer que dans les loisirs aéronautiques, il n’y a pas que les pratiques de compétition mais que piloter pour le plaisir est le plus répandu.
      Et, qu’il n’y a aucune honte à vouloir voler sans chercher la performance.
      Voler pour ce balader, c’est aussi super !
      J’en parle plus ici, sur les deux états d’esprit caricaturaux que chaque pilote traverse au cours de sa vie.
      Dons, dans chaque aéroclub, il y a au moins ces deux profils de pilotes : https://des-ailes-pour-rever.com/genre-pilote-ulm-planeur-avion/
      C’est le plus répandu dans la vraie vie des aéroclubs.
      Ce n’est pas le plus répandu dans les écrits et les articles disponibles en lecture sur Internet.

      Donc, ici, pas de courage.
      Seulement une volonté de partager.
      Pas de victoire, puisque pas de compétition. J’ai en mode cool. Ce vol, c’était en 2014, 2015 ou 2016, je ne sais plus précisément. Je suis pilote depuis 2002. Donc rien à voir aussi avec le statut d’élève. J’étais brevetée depuis plus de 10 ans, cela est certain.
      Seulement la volonté de montrer que tous les pilotes ont le droit de voler juste cool et zen pour eux.

      Par ailleurs, j’ai pris mon pied dès le début du vol, des que j’ai accroché l’ascendance.

      Plaisir en vol, une des valeurs de ce blog.
      A bientôt. ^-^

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