Quel est ce SECRET qui est la BASE pour voler plus ?

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Tu aimerais voler plus, sans te prendre la tête, juste comme ça, sans transpirer, mais tu manques de temps? C’est normal…

Tu as déjà assez de choses à faire… Le boulot ou les cours, voir les deux, la vie personnelle… Et, ton sport aérien, c’est avant tout pour ton plaisir. Et si tu essaies de forcer, et que ça ne mène nulle part ? Si tu voles toujours de la même façon, mais pas plus ? Tu auras perdu du temps et de l’énergie pour rien… Temps que tu aurais pu investir dans autre chose de plus agréable…

Heureusement, il y a un secret évident qui n’est jamais vraiment dit explicitement dans les aéro-clubs…

Avec ce secret, tu n’as pas besoin de prendre beaucoup de temps, pour voler plus : 5 minutes te suffisent, top chrono. Foi d’Ailodie !

Et en plus, si tu respectes certains principes, alors ce secret peut même améliorer ta vie personnelle et ta vie professionnelle.

Tu vas même pouvoir être plus efficace.

Tu pourras même voler en plus grande sécurité.

Alors ce secret…

Un pilote planeur (un avion sans moteur) venant de faire 5h de vol sans se poser…

Laisse-moi te raconter une partie du « quotidien » des pilotes volant sans moteur…

J’ai connu un pilote planeur qui a décollé à 12h. Heure assez précoce dans mon club de l’époque. Nous décollions plutôt vers 14h, après les repas de chacun.

Ce pilote avait profité de la fin des vols d’initiation (des baptêmes de l’air) de la matinée, pour être mis en l’air.

 

La base des nuages était… très basse ! A peine 600 mètres, en plaine, au dessus du sol. Il pouvait très peu voler. Seulement tourner patiemment autour de l’aérodrome.

Il savait que les conditions météorologiques allaient s’améliorer. Météo France l’a dit, alors, c’est que ça allait être vraie ! ^-^

Et cela c’est vérifié !

La base des nuages a monté jusqu’à 1500 mètres. Un régal. Du bonheur à l’état pur.

Si tu n’es pas pilote, imagine que tu voles pendant plus de 15km en ligne droite, juste en écoutant le sifflement du vent dans une toute petite fenêtre.

Pas de bruit de moteur.

Pas l’odeur de carburant.

Juste voler à 120km/h, ou 150km/h ou plus, juste pour le plaisir de glisser dans les airs, allant de nuages en nuages.

Il a sauté sur une super opportunité.

Et, il a bien eu raison…

Il a volé durant cinq heures.

Cinq heures d’une traite, sans moteur, sans essence, juste en allant puiser l’énergie dans la masse d’air (grâce aux ascendances thermiques).

Et hop ! une épreuve de 5 heures validée auprès de la Fédération Aéronautique Internationale.

Le hic ?

Il n’avait manger qu’une bricole sur le pouce à 11h30.

Il n’avait pas mangé le matin.

Il tanguait un peu en sortant de son planeur.

Heureusement qu’il était jeune et résistant.

Heureusement surtout qu’il était TOUJOURS resté autour de l’aérodrome, toujours à moins de 5 à 10 km, alors que d’autres pilotes planeurs auraient fait un triangle de 150km ou 200km de périmètre avec de telles conditions météorologiques.

Pourquoi j’écris ça ?

Pourquoi je t’ai fait rêvé en te décrivant comme je vole en planeur, sans moteur, pendant des heures et qu’après je suis si sévère ?

En fait, je ne suis pas sévère, c’est juste que j’ai vraiment eu peur, après coup, pour se pilote quand il m’a raconté son vol.

Certes, il a réussi à faire valider son épreuve de 5 heures de vol d’affilé sans se poser, mais ça aurait pu très mal se finir !

Il était déshydraté.

Il était en hypoglycémie dès sa première heure de vol passée. Il est resté 4 heures en hypoglycémie.

Il était tout jeune pilote (il avait moins de 50 heures de vol en tant que commandant de bord). Il manquait d’expérience en l’air.

Qui me dit qu’il n’a pas fait de l’hypoxie (manque d’oxygène dans le sole) en restant plus de 3 heures à 1500 mètres du sol, car il avait peur de perdre de l’altitude, peur de ne pas savoir remonter. Oui, oui, il est resté 3 heures à l’altitude d’une petite montagne, alors qu’il habite en plaine.

Conclusion de la discussion avec ce pilote ?

Il s’est rué sur ma boite de fruits secs au sol en se posant !

Revenons à la base…

Si les pilotes n’écoutent pas leurs propres corps, ils risquent un accident!

Et donc ?

Il y a un grand danger : celui d’être gravement blessé voir de mourir.

Même si c’est rarissime !

Oui, il y a beaucoup plus d’accidents en voiture par exemple. Sans commune mesure. Je ne te parle même pas de la moto…

Le truc, c’est qu’il faut 10 mn pour se poser quand on est proche d’un aérodrome, alors que lorsque tu n’es pas bien en voiture (en dehors de l’autoroute), il te suffit simplement de t’arrêter sur le bas coté.

Les commandant de bord doivent ainsi être vraiment à l’écoute d’eux-même, de leurs corps, pour réaliser leur projet de vol.

Des exemples ?

Eh bien, oui, manger…

Ça paraît tout bête. Ça l’est peut-être d’ailleurs. Sûrement.

Une autre façon de bien s’occuper du commandant de bord ?

Porter une paire de lunettes de soleil et un chapeau.

Surtout s’il fait chaud.

Une évidence pour les pilotes planeur. Une obligation, en fait, c’est noté dans la check-list à vérifier avant de décoller.

Moins évident pour les élèves pilotes ou simplement pour les pilotes avion ou ULM.

Les instructeurs d’avion sont bien au courant dans leurs DR400 quand la canicule est là. Ils se protègent. Certains se font avoir tous les ans. Du coup, ils capitalisent sur leurs expériences…

…et ?

Boire !

Une insolation peut même arrivée, même si tu prends cette précaution.

L’eau ne protège pas ta tête du soleil…

Bois tu suffisamment :

avant,

pendant et

après tes vols ?

La dernière évidence ?

Dormir suffisamment…

Tu peux être déranger dans ton sommeil :

  • par des problèmes au boulot, dans ta famille,
  • ou simplement par des enfants qui font leurs dents
  • ou des ados qui ont dépassé l’autorisation parentale de minuit. (Et, là, tu t’inquiètes vraiment…)

Dormir est TRÈS important.

Tu as dormi suffisamment pour faire un vol en local de l’aérodrome ?

Alors, vole !

Si tu as des doutes, demande-toi si tu confierais ta vie ou simplement ton plaisir de voler à quelqu’un dans ton état.

Bizarre à vivre, ce changement de perspective ?

Oui, pourtant se poser cette question peut être très utile

Si tu es fatigué ou que tu as la tête encombrée par des problèmes, tu risques de te faire peur.

Baisse de compréhension de ce qui se passe autour de toi…

Tu n’as pas vu le gros nuage qui approche à toute vitesse et tu sais que c’est dangereux.

Rajoute ,en plus de cela, une autre menace (des parachutes qui sautent, etc.) et ton cerveau va mouliner dur.

Au mieux, tu te seras fait un peu peur, tu feras plus attention la prochaine fois.

Au pis, tu t’es vraiment fait peur et tu arrêtes complètement de voler en tant que commandant de bord.

Au pis du pis, ton cerveau déconnecte. Mélasse. Malaise a bord. Perte de conscience ou perte de souvenir. Incident ou accident.

Laisse tomber, passe ton tour, ne joue pas à ce jeu là.

Un clin d’œil ?

Tu voies, les facteurs humains (branche de la psychologie et physiologie appliquées au pilotage) peuvent être utiles et ne sont pas forcément rébarbatifs !

En bref

Ce secret pour voler plus ? Ce secret pour voler en sécurité ?

Prends vraiment soin du commandant de bord.

Chouchoute le pilote, c’est lui qui décide.

Prends soin de toi ! Soit à ton écoute !

Je viens de te donner trois piliers fondamentaux pour bien s’occuper de toi dans la vie de tous les jours et dans la pratique de ton sport aérien.

Ces piliers ? Manger. Boire. Dormir.

Être en forme, vraiment, en forme…

Si tu fais la fête la veille, comment veux-tu conduite ta voiture en ligne en droite ?

Et là, je ne parle que d’évoluer en deux dimensions. Imagine un peu si tu pilote un avion, il y a aussi l’altitude à gérer. Les deux machines sont bien un moteur. Elles consomment toutes les deux du carburant. Danger des deux côtés…

Maintenant, à toi de jouer : commence par lister ce que tu pourrais avoir systématiquement dans ton sac de vol pour être bien nourri et pour pouvoir boire systématiquement.

Mon exemple :

– J’ai toujours mon sac de vol prêt pour être emporté même en plein rusch, même si mes enfants me demandent d’urgence un câlin ou un goûter. Il est ainsi toujours prêt.

– J’ai toujours un mélange d’amandes émondées, de noix, de noisettes et de raisins secs. C’est un sachet que j’achète dans le commerce : « mélange de l’étudiant » ou « mélange du sportif ».

– J’ai toujours mon camel bag dans mon sac (les bouteilles d’eau sont trop volumineuses et difficiles à stocker dans les aéronefs dans lesquelles je vole).

Tu sais, tu en tireras beaucoup de plaisir et de sérénité à avoir un sac de vol, prêt, pour aller voler dès que tu le souhaites.

Tu pourras aussi voler plus longtemps si tu es en pleine possession de tes capacités et que tu n’es pas obligé de te poser pour manger ou pour faire pipi

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Ailodie

Je m'appelle Ailodie. Pilote planeur depuis 2002, je suis aussi élève pilote ULM. Coach, auteure de livres sur ce qui vole et artiste peintre, je ne suis ni instructrice, ni compétitrice. J'ai découvert le plaisir de partager avec : d'autres pilotes, des pilotes faisant leurs premiers vols et leurs proches. Mère de deux enfants en bas âge, ce qui vole est ma passion au quotidien. C’est pour cela que j'ai fondé " Des ailes pour rêver " : mettre à ta disposition tous les conseils, techniques et astuces éprouvés pour concrétiser tes rêves d'évasion dans les airs, seul ou en compagnie de tes proches. Sans te prendre la tête, pas à pas et sereinement.

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