Pilote : pourquoi ton âge est une de tes plus grandes forces pour voler ? (ULM, planeur ou avion)

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Surprise! Tadam! Ton âge peut être une force pour voler plus ou pour commencer une activité aérienne! Que tu es 13 ans, 35 ans ou 70 ans…

Trop jeune pour voler seul donc pour être « responsable » d’une machine volante? Ou tu te penses trop vieux parce que tu vas « devoir » apprendre plein de trucs dans tous les sens?

Ou bien, ce n’est pas le bon moment parce que tu dois faire… et il faut que…

Roulement de tambour… Ton loisir aérien et tes objectifs de vol sont décorrélés de ton âge !

Viens, je vais te montrer comment faire de ton âge une force dans ta pratique aérienne, que tu commences à voler ou que tu souhaites voler plus ! D’expérience, je te promets que tu vas vraiment être très surpris(e) des solutions que je te propose…

Ici, pas de poésie, j’ai pris ma plume de coach. Ici, de l’humour, comme d’habitude.

Alors, comment transformer ton âge en point fort ? Je t’en parle en te donnant des conseils pour les trois grandes périodes de nos vies.

Pourquoi ton âge n’est un problème que pour toi ou pour la personne en face de toi ?

Si ton âge est un problème pour toi, alors, c’est ta petite voix qui t’en parle.

Je t’invite alors à lire cet article sur l’auto-sabotage :

Pilote : pourquoi écouter ta petite voix peut t’être FATALE ?

Si c’est un souci pour ton interlocuteur, lis plutôt cet article succinct sur comment rassurer ton entourage :

Pilote : pourquoi ton entourage te freine au lieu de te soutenir ?

Si tu as carrément besoin d’un mode d’emploi complet pour gérer le regard des autres, alors, va directement sur cet article ultra complet :

Pilote : Comment gérer le regard des autres ?

Tu es comme moi: tu es dans cette pyramide aérienne des âges, à la taille de guêpe très très prononcée ?

Toi, tu as entre 30 et 45 ans.

Charge de famille ou bientôt ou pas du tout d’ailleurs (ah, la liberté au quotidien. C’était comment avant les enfants, tiens d’ailleurs… Mais, non, j’adore mes bouts de choux! 🙂 Euh, je m’éloigne un peu du sujet !).

En début de carrière professionnelle ou en plein milieu.

Tu es pris dans la taille de guêpe des pilotes. C’est-à-dire qu’il y a peu de pilotes de ton âge dans ton club. Il y a beaucoup de jeunes, beaucoup de personnes d’âges honorables, mais de la même tranche d’âge que toi… Je ne parle même pas du même âge que toi, parce que là, c’est très sûrement le désert, sauf si tu voles dans un « gros » aéroclub.

Soit tu réussis à voler tant bien que mal pour tes loisirs aériens. Soit, tu passes de temps en temps au club pour voir ce qui se trame. Pour flâner, pour prendre des nouvelles. Et, tu t’es mis à voler sur simulateur, peut-être.

Dans ta situation, je peux te donner deux pistes.

1. C’est par rapport à ton entourage que ça se joue essentiellement, à tes propres yeux et aussi à ceux des autres.

Un employé modèle investi?

Un parent modèle ?

Pas le temps de voler en vrai? Parce que tu es perfectionniste ou simplement parce que tu as décidé de vivre à fond la petite enfance de tes graines de pilote. Peu importe, du moment que ceux sont tes vrais choix et non pas ceux que tu penses t’imposer ou des choix que ton entourage t’impose.

Voler c’est autant sur simulateur, aux manettes d’un modèle réduit ou d’un drone ou directement dans une machine.

Une piste : télécharge un logiciel de simulateur de vol. Et éclate-toi dès que tu as du temps de libre.

2. Voler, ce n’est pas au terrain. Voler, ça commence au sol !

Hein !?

Oui !

Oui, tu peux être un entrepreneur ardent qui maîtrise et qui connaît le succès.

Oui, tu peux être un parent débordé.

Mais, tu as au moins 10-15 minutes pour toi par jour.

Sinon, regarde moins la télévision, par exemple.

Un vol, ça se prépare au sol. Commence à préparer quelques vols chez toi ou à relire de la bibliographie, quand les enfants dorment, par exemple.

Comment ton âge honorable est un point fort?

Tu connais ton corps, la valeur de la vie, la valeur des autres et la patience.

Tu sais aussi savourer tes victoires intermédiaires et tes points d’étapes.

1. Un conseil : ose!

Ose sortir de ta zone de confort.

Tord le cou à la voix du gardien de ta zone de confort.

La vie est trop courte.

Même si tu vis en pleine forme jusqu’à 100 ans, ce que je te souhaite, ta vie sera toujours trop courte.

Pourquoi ? Parce que tu vis quand tu as des projets. La mort commence là où s’arrête les rêves. C’est ma vision de la vie. Les rêves permettent de savoir ce que tu vas faire prochainement.

J’adore la citation suivante :

“Fais de ta vie un rêve, et d’un rêve, une réalité.”

D’Antoine de Saint-Exupéry (Tiens, un aviateur…)

Des ailes pour rêver. Des ailes à déployer. Des ailes pour voler. Voler devient une réalité.

J’aimerais faire de la voltige sur Fouga Magister à plus de 75 ans comme Yves, un pilote avion que j’admire, aussi instructeur planeur. S’il ne le sait pas, il le découvrira en lisant ces lignes ;-).

J’aimerais me lancer des défis comme Marie Paule qui est en train de passer sa qualification de voltige avion en g négatif (elle vole sur le dos) en avion.

Et toi, veux-tu vivre jusqu’à ta mort, ou juste survivre ?

Manque d’argent? Problème de santé pour avoir une licence? Tu sais, les simulateurs de vol ou des rencontres entre pilotes dans l’âme te permettent de vivre des émotions hors du temps, hors du commun.

2. Un autre conseil: ne part pas du principe que tu sais.

Sortir de ta zone de confort, oui.

Y rester sans remettre en cause tes habitudes : non !

Trop de pilotes avec un carnet de vol épais comme un dictionnaire ont eu des accidents. Certes, en nombre, ils sont peu. Mais dans les statistiques de l’accidentologie aérienne, ils sont beaucoup trop nombreux. Et souvent, l’erreur est fatale…

Comment être ado peut être un point fort?

Louis XIV était majeur a 13 ans, ses sujets à 15 ans. A 15 ans, un homme se mariait et était père dans l’année.

Moins de 500 ans plus tard, dans le même pays, un jeune homme ou une jeune fille de 15 ans n’est qu’un adolescent déresponsabilisé qui ne sait faire que des crises, cf. la société de surconsommation télévisée véhiculant l’image des jeunes. Un adolescent. Un gamin.

La réalité? Pas sur un aérodrome. Viens voir les regroupements de jeunes pilotes. Ils ont la tête sur les épaules. Certes, le smartphone est, dès fois, implanté dans les mains, mais au sol uniquement. Et assez rarement sur toute une journée.

En aéronautique, à 13 ans, tu peux commencer à piloter.

A 15 ans, tu peux être un pilote de planeur, avion, ulm.

Ça veut dire? On te donne les clefs d’un bazar valant entre 50 000 et 150 000 euros en moyenne et tu vas te promener.

Sinon, tu attendra gentiment tes 16 ans pour commencer ta conduite accompagnée et tes 18 ans pour espérer avoir ton permis de conduire.

Tu as moins de 13 ans, apprends à voler un modèle réduit.

Pas de minimum d’âge et tubes déjà responsable de ta machine. Tu l’as crashes ? Alors répare la!  C’est pas Noël tous les jours.

C’est dur? Tu veux être un grand et que tes parents te lâchent un peu de mou, alors assume et sois le bienvenu dans les aéroclubs. Tu ne peux pas avoir le beurre et l’argent du beurre. Pour la crémière, tu es trop petit, n’espère même pas!

Assume tes actes, leurs conséquences et ton jeune âge : pas la peine de dire que c’est la faute de Pierre, Paul ou Jacques.

Mais, pas la peine de jouer au kador. Tu ne sais pas tout.

Écoute, demande de l’aide, apprends. Ferme ta bouche si tu ne sais pas. Personne ne te demande de jouer au singe savant.

Fais pas comme les Anciens qui pensent tout savoir mais… qui ne savent même pas télécharger une application de leur store de leur nouveau smartphone. Du coup? C’est les jeunes, toi, qu’ils vont venir voir.

En bref?

Tu fonces. Tu as l’avenir pour toi. Tu es le maître du monde.

Attention : sois à l’écoute des limite de ton corps, de ton mental et de ta machine et de demander de l’aide dès que tu en as besoin.

Je reprends : demande de l’aide dès que tu n’as besoin. Le mot « dès que » est juste hyper important et essentiel, si tu ne veux pas passer pour un « gloglo ». Tu veux être un « djeuns » qui se la joue et n’assume pas par derrière? En rentrant à toute vitesse se réfugier la tête dans la terre et les fesses en l’air prête à être bottée, comme un certain volatile…

En bref

Voler peut sembler être un art, être inné, être difficile…

En fait, c’est comme apprendre à peindre. Les artistes n’ont pas forcément de don inné. Ça se travaille.

Voler pour ton plaisir, c’est voler pour… ton plaisir.

Pas forcément besoin de faire de la compétition. Je n’en fais pas.

Pas forcément besoin d’attendre ton bac, la retraite… Il y aura toujours quelque chose. Je vole en étant maman de deux enfants et en travaillant.

Ton âge, comme beaucoup d’autres points de ta vie, sont un facteur parmi tant d’autres. Et, si tu arrives à changer une croyance limitante en force, tu t’enlèves un boulet au pied. Tu n’avances plus avec un frein. Donc ? Tu avances plus vite. Tu peux voler plus!

Tu veux aller plus loin, avec des conseils 100% personnalisés? Alors, clique ici.

Et toi ? Dans ta tranche d’âge, qu’est-ce que tu vas faire dans les 6 prochains mois pour découvrir plus le monde aérien ou pour voler plus ?

Je te parlerai bientôt de comment voler plus en fonction de la taille de ton budget.


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Ailodie

Je m'appelle Ailodie. Pilote planeur depuis 2002, je suis aussi élève pilote ULM. Coach, auteure de livres sur ce qui vole et artiste peintre, je ne suis ni instructrice, ni compétitrice. J'ai découvert le plaisir de partager avec : d'autres pilotes, des pilotes faisant leurs premiers vols et leurs proches. Mère de deux enfants en bas âge, ce qui vole est ma passion au quotidien. C’est pour cela que j'ai fondé " Des ailes pour rêver " : mettre à ta disposition tous les conseils, techniques et astuces éprouvés pour concrétiser tes rêves d'évasion dans les airs, seul ou en compagnie de tes proches. Sans te prendre la tête, pas à pas et sereinement.

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